Qu'est-ce qui va changer dans le budget 2010 de la Région Réunion ?

“Je ne suis pas favorable au projet tram-train dans sa forme actuelle”, avait dit vendredi, Didier Robert, nouveau président de la Région Réunion, lors de son accession au pouvoir. Paul Vergès a fait inscrire 42 millions d'euros pour la poursuite du projet tram-train dans le budget primitif 2010.
Deux questions se posent alors : dans quelle forme du tram-train, Didier Robert sera-t-il favorable à ce projet ? Va-t-il se servir de cet argent pour poursuivre les études et les chantiers déjà en cours, et revoir le projet pour qu'il prenne la forme que lui, Didier Robert, veut. Sur ce point, le nouveau président avait dit au cours de sa campagne qu'il fera une consultation populaire. Maintiendra-t-il le référendum ?
L'équation semble moins complexe en ce qui concerne la Maison des civilisations. Ce projet “réducteur” sera arrêté. La nouvelle majorité régionale disposera de ce fait de 67 millions des 87,2 millions d'euros inscrits à la ligne “Culture et sport”. Cette enveloppe sera sans doute utilisée à la réfection des sites historiques et culturelles de La Réunion, également à la réhabilitation et à la construction de structures culturelles et sportives, et ce dans les 24 communes de l'île.
Outre la réorientation des 42 millions d'euros du tram-train, du chapitre “transports”, une autre partie du budget global (181 millions d'euros) sera consacrée à la poursuite (en accéléré) des études de la nouvelle route du Littoral. Didier Robert veut aller vite sur ce projet. Les fonds marins vont-ils le lui permettre ?
La modification du budget primitif 2010 de la Région Réunion, sera sans doute un exercice de contorsion pour la nouvelle majorité régionale, car le nouveau président veut injecter rapidement 300 millions d'euros promis, à la réhabilitation et à la construction de structures culturelles et sportives.
Hormis les 67 millions d'euros de la MCUR et les 42 millions d'euros du tram-train (si ce projet est réellement abandonné), le champ d'action pour la modification et la réorientation des différents postes budgétaires, semble assez étroit. Didier Robert et son équipe devront sans doute s'appuyer sur le budget 2011 (au moins pour la moitié des 300 millions d'euros annoncés) pour respecter ses engagements et relancer la commande publique.


