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Quand la science progresse, Notre…Économie Circulaire se doit d’avancer !

Ecrit par zinfos974 – le lundi 17 octobre 2016 à 10H32

L’Économie Circulaire longtemps dénigrée, déconsidérée  méconnue et mal aimée, occultée tant l’étau néo-libéral limite les marges de manœuvre des décideurs publiques et privés, ressuscite aujourd’hui de ses cendres tel que le Phoenix.

Cette Conscience Verte portée par les partisans de la Coopération, de "l'Abondance Frugale", amoureux et protecteurs, chacune et chacun à notre modeste niveau, de cette si belle Planète, est enfin reconnue par certains partis.

Ce concept Ecologique à 1000%, serait-il devenu un outil électoral à nouveau prometteur ? Largement utilisé ici surtout depuis 2016 (???), par le gang des populistes convaincus qu'ils nous sont indispensables…

Aujourd’hui, nous avons tous compris que notre bien commun, la vie sur la Terre et le pilotage des ressources ne peuvent plus être dans les mains de quelques commerciaux accrochés à leur modèle de croissance exponentielle.

Comme pour la parité, il leur a fallu attendre une LOI, les bonnes conduites ne sont plus naturelles... Même si tout va mal... Partout.

Là où il y a des lois, et la science, un peu de bon sens, parfois heureusement suffisent à s’inscrire dans la réalité et c’est dans ce bon sens qu'est l’Économie Circulaire, et que s’inscrit donc, la valorisation agricole de la matière organique.

Cette matière organique, une fois transformée en un vrai produit, à partir de la partie valorisable de nos déchets, qu’ils soient agricoles, urbains ou industriels, constitue une formidable richesse pour nos sols et nos sous-sols.

C’est dans cette logique, et malgré les réticences répétées des professionnels de l’engrais chimique et de certaines coopératives locales, que nos collectivités, qui restent un des derniers lieux de défense de l’intérêt public, ont quand même décidé de conduire avec les experts, des essais expérimentaux d’un coût relativement élevé, alors même que les lois existantes ne le demandaient pas. Car en effet, lobbying et faux scepticisme trouvent des relais faciles, surtout à10 000 km, dans notre île que P. ÈVE a nommée « ÎLE À PEUR ». 

Ainsi le 29 septembre dernier, le conseil scientifique de la SOERE-PRO s'est réuni à la station d'épuration du Grand Prado à Ste-Marie sous la houlette de la CINOR, VÉOLIA ET LA CIRAD pour exposer les résultats de l'expérimentation destinée à mesurer l’impact de l'utilisation des granulés de boues hygiénisées et stabilisées produites par la station d’épuration du Grand Prado, sur un espace agricole cannier.

Les résultats de cette expérimentation ont révélé une réalité et un bon sens connus des professionnels depuis des décennies, à savoir que loin de nuire à nos sols, ces granulés sont des éléments organiques qui l’enrichissent et donc favorisent, durablement, la production des cultures.

Tous les fantasmes, toutes les peurs que les détracteurs avaient réussi à faire intégrer auprès des canniers, ont volé en éclats lors du rendu des résultats de cette expérimentation. Il y a là un gisement, un zarlor en Economie Circulaire : récupération, recyclage, valorisation locale, Economie Verte locale avec emploi local. RIEN NE SE PERD.

Il y avait un pari à relever, et c’était la une des étapes à franchir.

Bien sûr il ne faut pas faire n’importe quoi pour assurer une bonne valorisation agricole, mais il ne faut pas non plus attiser les peurs comme du temps d’un temps lointain que La Réunion a connues et bien heureusement surmontés.

Cette pierre à l’édifice doit en emmener d’autres avec le même bon sens qui l'anime et cela sans le faux excès de prudence qui vise à la régression et ne sert qu’à faire fructifier les mêmes schémas économiques qui ont conduit là où malheureusement nous sommes aujourd’hui.

Une prochaine étape est celle du devenir de nos bio déchets, c'est à dire la partie biodégradable de nos poubelles grises aujourd'hui non triée et non collectée dans chaque habitat. Autrefois, chacun d'entre nous avions un petit carré de terrain, et un parc d'animaux qui recevait des chutes des préparations de nos cuisines, le reste des repas, etc.  Rien n'était perdu, rien n'était gaspillé ! Cela finissait en aliment pour bétail ou en compost pour les légumes du jardin ! À l'époque, nous ne nous en portions pas plus mal !

Aujourd'hui les usagers ont supprimé ces gestes car la société de consommation leur a appris à les oublier. Par ailleurs nous n'avons pas tous des jardins et cela n'aide pas à partager les reflexes de tri permettant de recycler ces matières. Des défis de RÉDUCTION DE DÉCHETS À LA SOURCE seront donc à relever prochainement PARTOUT ! Et l'expérience risque d'être une nouvelle fois  une étape obligée pour convaincre les faux scepticismes qui ralentissent le processus !

Ce qui néanmoins est important de garder à l'esprit, c'est que là où pour une fois, la science, le bon sens et la réalité s’accordent, il sera nécessaire désormais que le monde économique s’adapte… !

Ainsi les actions pour une Economie Circulaire durable ne doivent pas s’arrêter à ces premiers pas ! Il faut aller jusqu'au bout du bon sens : les usagers doivent être les propres acteurs de cette Economie et en payer le juste prix. C’est ainsi que, par exemple, dans de nombreux pays en Europe et même dans certaines villes de France, des concitoyens payent un tarif en fonction de la tonne de déchets qu’ils ont réellement produits. Ce tarif au plus près des porte-monnaie de nos ménages est ce que l’on appelle la redevance incitative. Elle reflète une réalité du coût du service entre les déchets que nous produisons et la palette de traitement proposée, vérifiable par l'usager. Cette redevance incitative qui nous incitera à produire MOINS de déchets devra démontrer aux sceptiques qui ne croient pas en nous, que nous pouvons y arriver, lentement peut-être mais sûrement.  

Mais cette longue histoire des boues du Grand Prado laisse à penser que le bon sens finira par se faire reconnaitre ! Espérons simplement que ce genre d’histoire n’aura pas à bégayer pendant des années pour que ses détracteurs ne détournent pas trop longtemps les usagers de la voie du bon sens !

Yvette DUCHEMANN, Élue écologiste 

 

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