Quand la réalité rattrape la science-fiction : Terraformation

Profitons de l’actualité « brulante » de la biodiversité pour tenter de comprendre les enjeux.
En 1972 le Club de Rome (une sorte de GIEC improvisé) choc le monde avec son rapport « The limit to Growth » (les limites de la croissance). Emporté par l’élan des 30 glorieuses l’humanité idolâtre la croissance. Or, ce rapport conclu qu’à l’échéance 2020-2030, la population mondiale va chuter brutalement. Ethologie (Oui, l’homme est animal) montre que deux tiers (67%) sont menacés. Les causes sont identifiées et comme l’indique le titre du rapport elles sont toutes provoquées par l’idée même de croissance. 40 ans plus tard, la veille de du Sommet de la Terre de Rio , Dennis Meadows , l’un des auteur de ce rapport déclare après 40 années de collecte de données : « De tous les scénarii (13 en tout) que nous avons envisagé, c’est le pire qui est se réalise. »
14 ans plus tard en 2018, le secrétaire général des Nations unie, [António Guterres]urlblank:https://fr.wikipedia.org/wiki/Ant%C3%B3nio_Guterres déclare qu’il est "Impératif de demander des comptes aux dirigeants". "Si nous ne changeons pas d'orientation d'ici 2020, nous risquons (...) des conséquences désastreuses pour les humains et les systèmes naturels qui nous soutiennent".
En s’appuyant sur les rapports de l’IPBES, du GIEC, du Forum économique mondial, ou encore de WWF, il tire la sonnette d’alarme : « L’humanité est en menace existentielle ».
Lors de la One Sumit Planet (un bon nom pour laisser à penser que c’est nouveau ?) de Paris en janvier dernier, il fait un vœu : «2021 doit être l'année de la réconciliation de l'humanité avec la nature. Jusqu'à présent, nous avons détruit notre planète. Nous en abusons comme si nous en avions une de rechange. Notre utilisation actuelle des ressources nécessite presque deux planètes, mais nous n'en avons qu'une seule »
Ce sommet à Paris a le mérite de tenter enfin de relier le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité dans une vision globale d’un paradoxe : Nous détruisons la Nature. La Nature nous permet de vivre.
Le Congrès pour la nature vient de s’achever le 11 septembre, à Marseille. Lors de discours d’ouverture le Président de la République Française a appelé à changer de paradigme. Plus tard, lors d’un échange animé par la Secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée de la Biodiversité, il présente en exemple ses actions pour lutter contre le réchauffement climatique…
Pendant ce Congrès, la Secrétaire d'État dévoile les grandes lignes de la stratégie de la France pour préserver la biodiversité.
Si le cœur vous en dit, je vous laisse prendre connaissance des comptes rendu ou rapports que j’ai cités ou du manifeste de Marseille.
Mais, je vous conseille surtout de lire le communiqué de presse de l’IPBES : [https://ipbes.net/news/Media-Release-Global-Assessment-Fr]urlblank:https://ipbes.net/news/Media-Release-Global-Assessment-Fr
L’ONU pourtant pas réputée pour sa fibre écologique fixe dans ce rapport des objectifs et des moyens à mettre en place pour limiter les dégâts. En effet, les derniers rapports montrent que quoiqu’on fasse, nous avons déjà perdu le pôle nord et que la température globale de la terre va augmenter dans le meilleur scénario de 1,5 degrés Celsius avant 2030.
Or, nous ne retrouvons quasiment pas les préconisations de l’ONU dans tous les projets mondiaux, quel que soit l’échelle considérée.
Tout ce qui précède est factuel, mais que pouvons-nous en conclure ?
D’abord, il me semble évident qu’on nous prend vraiment pour des débiles profonds. Même si moi-même parfois je me demande si ce n’est pas le cas (moi, inclus). Global Footprint Network nous permet de suivre notre guerre contre la terre. En 1970, l’humanité a consommait la totalité de ce que la nature « produisait » en un an. Croissance oblige, chaque année l’humanité a consommé plus. En 2021, elle va consommer l’équivalent de ce que peut fournir « 1,7 Planète Terre ».
Il se trouve que la courbe de notre consommation des ressources naturelles en fonction du temps correspond parfaitement avec la courbe logarithmique. Ce qui me permet de faire une estimation grossière : dans 20 ans nous consommerons les ressources de plus de « 1,99 Planète Terre ». Autrement dit nous devrons après nous passer de ces ressources.
Mais le « guide du voyage intergalactique », nous donne un bon conseil : « Surtout pas de panique !»
En effet, pas de quoi s’affoler pour cette échéance de 20 ans. Une large partie de l’humanité sera morte avant. La famine (sécheresse, fonte du pergélisol et libération du mercure dans les océans) , les canicules mortelles, les catastrophes naturelles exceptionnelles, les guerres (déplacement climatiques, exploitation des ressources du pôle nord, les causes ne manque pas), les pandémies (rapprochement topologique des animaux sauvages et des humains faute d’espace naturel, fonte du pergélisol avec son lot d’agent pathogène préhistorique), le manque d’eau (réchauffement climatique, fonde des glaciers et libération du mercure ) , le trop d’eau (montée du niveau de la mer dû à la fonte du pôle nord), l’effet de serre accentué (fonte des glacier et pergélisol est libération massive de CO2 et pire de méthane)....
Comme, je l’annonçais dans le titre de cette analyse : Nous sommes en train de changer radicalement l’écosystème de la planète. Nous le rendons impropre à la vie humaine. Ceux d’entre nous qui survivraient à tous ces cataclysmes, devront vivre comme sur une nouvelle planète hostile à l’espèce humaine où tout sera à découvrir. La vie elle comme toujours s’adaptera.
Comme j’écris de la Réunion, je fais une petite parenthèse sur la situation de l’île : le Rapport d'information de M. Stéphane ARTANO, fait au nom de la délégation sénatoriale aux outre-mer n° 624 (2020-2021) - 21 mai 2021 disponible sur le site du Sénat est aussi ridicule. Et notre insularité, notre dépendance alimentaire et énergétique accentuent les menaces.
Si je devais un lien avec la « Crise Covid » et toutes les incohérences mis à jour, le principe du rasoir d’Ockham m’amènerait à la conclusion suivante : Face à ces menaces directes, l’humanité (pas qu’un hypothétique groupuscule) a tout intérêt d’avoir des peuples disciplinés et contrôlés. Ceci est allégation fondées sur un faisceau d’indices mais je ne suis pas voyant. Les prévisions que j’ai pourtant fait ci-avant, s’appuient sur de solides données scientifiques.
« C’est si simple la paix, moi je veux bien commencer. Juste un sourire, peut-être pour apaiser ta plaie. Un regard complice pour te rappeler l’humanité » Kenny Arkana - Une seule humanité
« LA HAINE TUE TOUJOURS, L'AMOUR NE MEURT JAMAIS » Gandhi
« La vie est courte, transgressez les règles, pardonnez rapidement, embrassez lentement, aimez véritablement, riez sans contrôle et ne regrettez jamais quelque chose qui vous a fait sourire. »
Mark Twain - Les aventures de Huckleberry


