Prostitution des mineures et harcèlement de rue : Brigitte Adame interpelle le Département

Brigitte Adame, conseillère départementale à La Réunion, a interpellé les élus sur deux problématiques majeures lors de la commission permanente du 14 mai : la prostitution de mineures sur l'île et le harcèlement de rue. Deux réalités inquiétantes pour lesquelles elle plaide des réponses concrètes et ciblées.
La prévention de la prostitution des mineures et la lutte contre le harcèlement de rue étaient au cœur des interventions de Brigitte Adame lors des récentes réunions de la Commission des Solidarités et de la Cohésion sociale, ainsi que de la Commission Permanente du Département, le 14 mai dernier. Pour l’élue de Saint-Denis 3, ces deux fléaux doivent être abordés avec "clarté, responsabilité et bienveillance".
Prostitution des mineures : "pas un phénomène lointain"
Brigitte Adame a tenu à alerter ses collègues sur un phénomène préoccupant : la prostitution de jeunes filles mineures dans l'île. "Ce n’est pas un phénomène lointain, c’est ici, chez nous", a-t-elle souligné, rappelant que certaines adolescentes se livrent à des actes de prostitution contre quelques billets.
Soutenant l’initiative de l’association Colosse aux pieds d’argile, l’élue plaide pour une action ciblée, adaptée aux réalités locales et intégrable aux dispositifs existants comme les CLSPD (Contrats Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance). "Ce n’est pas un sujet facile, mais il est de notre responsabilité de l’aborder avec sérieux", déclare-t-elle.
Un outil immersif pour sensibiliser les jeunes au harcèlement de rue
Autre enjeu mis en lumière par la conseillère départementale : le harcèlement de rue. Brigitte Adame salue le travail du CEVIF (Collectif pour l'Élimination des Violences Intrafamiliales), qui a développé un dispositif de réalité virtuelle pour sensibiliser les jeunes à ce fléau. "J’ai vu des adolescents tester cette expérience : cela provoque un vrai moment de réflexion", témoigne-t-elle.
Selon elle, cet outil pédagogique, qui suscite une prise de conscience immédiate, mérite d’être diffusé largement, notamment dans les établissements scolaires. L’objectif : éveiller les consciences, encourager le respect, et prévenir les comportements violents dès le plus jeune âge.
Dans un esprit de dialogue et d’action, Brigitte Adame salue la décision du président du Département de saisir officiellement les services de l’État et du rectorat sur ces sujets. Elle insiste sur l’importance des démarches collectives : "Je crois aux partenariats, au travail avec les associations, aux retours du terrain. Prévenir, c’est anticiper. Et chaque action compte", conclut-elle.


