Procès en appel de la Cité des dirigeants : le retour de Christophe Di Donato et de Gérald Maillot à la barre

Ce matin, Christophe Di Donato était jugé en appel pour des malversations en lien avec le fiasco de la Cité des dirigeants. A l'époque, la Cinor et la Civis avaient englouti 1,4 million d'euros dans cette structure dédiée à la formation de cadres. Les réquisitions sont tombées.
Le procès en appel de la Cité des dirigeants se déroule ce jeudi 19 juin. La procureure a requis deux ans de prison avec interdiction de gérer une entreprise durant cinq ans à l'encontre de Christophe Di Donato. Une peine d'un an à 18 mois de sursis ainsi que cinq ans d'inéligibilité sont demandés à l'encontre de Gérald Maillot. Aucune réquisition n'a été faite à l'encontre de Joël Périgaud et d'Arnaud Cottereau.
Rappel des faits
En avril 2022, le procès de la Cité des dirigeants s'était soldé par un naufrage au plan judiciaire. Les responsables et les principaux financeurs publics de cette société, spécialisée dans la formation de cadres dirigeants, avaient été presque tous relaxés par le tribunal judiciaire. Programmé en octobre dernier, le procès en appel, qui avait été renvoyé, se tient aujourd'hui.
Les magistrats avaient estimé que Gérald Maillot, en qualité de président de la Cinor, et Michel Fontaine (depuis décédé), alors à la tête de la Civis, n'avaient pas commis d'infraction en investissant près de 700.000 euros dans cette structure aux contours flous mise sur pied par Christophe Di Donato. Exit donc le délit de détournement de fonds publics.
Le directeur de cabinet de la Cinor, Joël Périgaud, et le technicien du montage, Arnaud Cottereau, avait eux aussi échappé à la peine requise à leur encontre par le parquet de Saint-Denis. Seul Christophe Di Donato avait finalement écopé de six mois de prison avec sursis et de 10.000 euros d'amende pour abus de biens sociaux et non désignation de commissaire aux comptes.
Le principal délit qui lui était reproché, celui d'escroquerie, avait été abandonné par les juges de première instance.
Les réquisitions sont tombées ce jeudi 19 juin 2025. Les plaidoiries doivent encore avoir lieu.


