Privilège zorey : Jean-Jacques Morel dénonce un débat "injuste et dangereux"

Dans un communiqué, Jean-Jacques Morel, délégué départemental du RN 974, réagit à la polémique sur le « privilège zorey ». Il dénonce un débat qu’il juge dangereux et appelle à se concentrer sur les difficultés sociales et économiques de La Réunion.
La polémique sur le « privilège zorey » continue de faire réagir dans le débat public réunionnais. Dans un communiqué intitulé « Le privilège Réunionnais », Jean-Jacques Morel, délégué départemental du RN 974 et conseiller régional, met en garde contre ce qu’il considère comme une dérive identitaire.
Selon lui, « tous les racistes sont égaux dans leur rejet de l’autre » et doivent être condamnés. Il estime que le débat actuel risque « d’exacerber des instincts identitaires » au lieu de s’attaquer aux véritables problèmes de La Réunion.
Le maloya au cœur de la polémique
Jean-Jacques Morel revient notamment sur la question culturelle. Il affirme que toutes les personnes qui portent le maloya, quelles que soient leur origine ou leur couleur de peau, sont légitimes pour exprimer cette dimension artistique réunionnaise.
Pour illustrer son propos, il compare la situation à celle d’amateurs de jazz, européens ou réunionnais, qui peuvent être passionnés par cette musique afro-américaine sans être originaires de La Nouvelle-Orléans.
Une dénonciation du “bouc émissaire”
Le responsable du RN 974 juge également choquant de présenter comme étrangers des hommes et des femmes installés depuis des décennies à La Réunion, parfois mariés à des Réunionnaises, et partageant selon lui « l’amour de notre île ».
Il reprend à son compte l’idée selon laquelle faire du « zorey » un bouc émissaire serait « un faux débat ». Jean-Jacques Morel reconnaît toutefois qu’il existe une question autour de la promotion des Réunionnais dans la fonction publique, mais renvoie la responsabilité vers les élus locaux à la tête des collectivités.
Des priorités jugées plus urgentes
Pour Jean-Jacques Morel, les grands enjeux des prochaines années se trouvent ailleurs. Il cite notamment le coût de l’alimentation, le délaissement des énergies nouvelles, la banalisation de l’ultraviolence et les difficultés de formation des jeunes Réunionnais vers l’emploi.
Il estime que l’immense majorité des métropolitains qui s’installent à La Réunion le font avec « bienveillance, respect et générosité ». Les caricaturer serait, selon lui, « injuste et dangereux ».
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Le communiqué se conclut sur une défense de l’identité réunionnaise et française. Jean-Jacques Morel y affirme que La Réunion est « une terre française paisible » et évoque « le privilège d’être Réunionnais et Français ».


