Procès du Sidelec : verdict attendu le 25 septembre pour Maurice Gironcel et ses co-prévenus

Le parquet national financier a requis de lourdes peines contre Maurice Gironcel et plusieurs autres protagonistes du dossier des marchés truqués du Sidelec. Le tribunal judiciaire de Paris rendra sa décision le 25 septembre, une échéance décisive pour l’avenir politique du maire de Sainte-Suzanne.
Le procès du Sidelec s’est conclu sur un réquisitoire implacable. Le parquet national financier (PNF) a réclamé cinq ans de prison ferme, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, 60.000 euros d’amende et la confiscation de 30.000 euros contre Maurice Gironcel, qualifié de "sommet de la pyramide". Déjà condamné trois fois pour détournement de fonds publics, il est poursuivi pour entente, favoritisme et corruption passive. S’il est condamné avec exécution provisoire, il devra abandonner ses mandats sans délai.
Le bras droit de Gironcel, Yves Gigan, risque quatre ans de prison (dont trois avec sursis), 50.000 euros d’amende, une interdiction de fonction publique de dix ans, et cinq ans d’inéligibilité, également avec exécution provisoire. Le PNF l’a qualifié de « paratonnerre » de son président.
Les dirigeants d’entreprises soupçonnés d’avoir participé au pacte de corruption sont également visés par des peines significatives : jusqu’à trois ans de prison dont deux avec sursis, des amendes allant jusqu’à 100.000 euros, des interdictions de gérer, d’inéligibilité et d’exclusion des marchés publics.
Le jugement attendu le 25 septembre prochain pourrait bouleverser l’équilibre politique de la Cinor et du Sidelec. A sa sortie, Maurice Gironcel n'a pas souhaité faire de commentaires. A noter que le tribunal judiciaire a proposé aux prévenus de suivre la décision en visio pour éviter un déplacement à Paris.


