PRMA : la CGTR dénonce le syndrome de la “goyave de France” qui évince un candidat réunionnais

La Confédération générale du travail de La Réunion (CGTR) déplore l’éviction d’un candidat local pour prendre la direction du Pôle régional des musiques actuelles (PRMA), au profit d’une candidature issue de l’Hexagone.
Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Jacky Balmine, le syndicat dénonce un choix « incompréhensible » pour de nombreux artistes et professionnels du secteur, et y voit « un nouveau signe de mépris pour le travail et l’expertise locale ».
Selon la CGTR, l’île compte des professionnels « aux parcours solides, reconnus sur le terrain, prêts à assumer ces responsabilités ». Le syndicat estime que leur mise à l’écart fragilise la mission du PRMA, qui vise à valoriser les musiques réunionnaises en France comme à l’international.
« Comment y parvenir en écartant celles et ceux qui en maîtrisent les codes, la langue créole, l’histoire, les artistes et le tissu associatif ? », interroge la centrale syndicale.
La CGTR dénonce des pratiques récurrentes : « À compétences égales, le regard se tourne d’abord vers l’extérieur. Des Réunionnais compétents sont mis de côté. Le syndrome de la “goyave de France” persiste », poursuit le communiqué.
Lire aussi : Nomination du directeur du PRMA : les précisions de la Région Réunion
Le syndicat rappelle que « la compétence péï existe, elle est légitime et doit être respectée » et assure qu’il restera vigilant, se réservant la possibilité d’« initiatives » si la transparence et la reconnaissance des compétences locales ne sont pas garanties dans le secteur culturel comme ailleurs.


