Petite-Île : le bassin de Grande Anse fait des vagues au conseil municipal

Le conseil municipal de Petite-Île a largement été consacré, lundi soir, aux projets autour du site de Grande Anse. L’extension du bassin de baignade, le futur parking en partie haute et le coût de l’opération ont provoqué un échange tendu entre le maire Serge Hoareau et l’opposante Lorraine Nativel.
Grande Anse était au centre des débats du dernier conseil municipal de Petite-Île. Plusieurs dossiers concernant le site ont été abordés, dont l’aménagement d’un parking en partie haute, mais surtout l’extension du bassin de baignade, accompagnée de travaux sur l’arrière-plage et de la construction du bâtiment destiné aux maîtres-nageurs sauveteurs.
Sur le parking, le maire Serge Hoareau reconnaît un calendrier plus long que prévu. Selon lui, le projet reste soumis à plusieurs études réglementaires. “Pour Grand Anse, pour le bassin, il a fallu sept ans d’études. Pour le parking, nous sommes déjà à trois ans”, rappelle-t-il. La commune souhaite également intégrer à ce projet l’aménagement du chemin Neuf et de la route qui dessert le site.
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Un coût supplémentaire, mais une opération moins chère selon le maire
Le point le plus discuté a concerné les modifications apportées aux marchés liés au bassin de baignade. Le maire indique qu’elles intègrent des prestations supplémentaires demandées pour répondre aux exigences de l’arrêté préfectoral et respecter une décision du tribunal administratif. Ces ajustements représentent un coût supplémentaire de 1,71 million d’euros.
C’est précisément ce chiffre qui a suscité les critiques de l’opposition. Serge Hoareau conteste toutefois l’idée d’un dérapage financier. Il affirme que le projet, initialement estimé à 5,9 millions d’euros, devrait finalement se terminer autour de 4,3 à 4,4 millions d’euros.
Selon lui, la commune réaliserait donc une économie globale d’environ 1,46 million d’euros sur l’opération. “Nous avons montré que nous avons su maîtriser l’ensemble des coûts”, défend le maire, en évoquant les travaux maritimes, l’aménagement de l’arrière-plage et le bâtiment des maîtres-nageurs sauveteurs.
Un échange tendu avec l’opposition
Le débat a pris un ton plus vif lors d’un échange avec Lorraine Nativel. L’élue d’opposition a interrogé le maire sur le financement et les évolutions du coût du projet. Serge Hoareau lui a répondu en opposant le montant supplémentaire de 1,71 million d’euros à la baisse globale du coût de l’opération par rapport à l’enveloppe initiale.
“Les coûts du bassin baignable de Grande Anse sont des coûts maîtrisés”, a insisté le maire devant l’assemblée. Il a accusé une partie de l’opposition de ne pas tenir compte des chiffres présentés, notamment sur les réseaux sociaux.
Lorraine Nativel a, de son côté, reproché au maire le ton employé. “Lorsque nous posons des questions, nous posons des questions en bonne éducation”, a-t-elle répondu, estimant que l’opposition devait être respectée dans l’hémicycle. Serge Hoareau a maintenu qu’il apportait une “explication claire et logique” aux conseillers municipaux et aux habitants suivant la séance.
Les travaux maritimes terminés
Sur l’avancement du chantier, le maire indique que les travaux en mer sont achevés. L’entreprise chargée de cette partie aurait respecté la fenêtre imposée par l’arrêté préfectoral, qui fixait une limite à la fin du mois de juin.
Les travaux se poursuivent désormais sur le bâtiment destiné aux maîtres-nageurs sauveteurs, dont la prise en charge doit revenir à la CIVIS. Des aménagements restent également à prévoir sur les allées, endommagées par le passage du chantier.
Avant l’ouverture, des analyses doivent encore être menées par l’ARS, notamment sur la qualité de l’eau et du sable. Serge Hoareau vise une ouverture officielle du bassin entre la fin septembre et le mois d’octobre. Il souligne également que la durée des travaux a été ramenée de 18 mois prévus à environ six mois.
Un parking pour soulager le bas du site
Le futur parking en partie haute doit permettre de mieux organiser l’accès à Grande Anse. Le terrain concerné représente environ 6.000 m². La commune veut y créer des places supplémentaires afin de limiter la pression sur le stationnement en partie basse.
Serge Hoareau évoque aussi la possibilité d’un système de navette entre le haut et le bas du site, tout en assurant que l’accès en voiture à la partie basse restera possible. Le projet pourrait également accueillir un espace destiné aux artisans et producteurs locaux.
Le maire a enfin été interrogé sur le projet hôtelier actuellement à l'étude, prévu sur un terrain privé de trois hectares en surplomb de Grande Anse. Il précise que le permis de construire n’a pas encore été déposé et que plusieurs points restent à traiter avec l’ARS et la DEAL. Selon lui, ce projet privé pourrait voir le jour à l’horizon 2028.


