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Patrice Selly : "Casser l'image de ville dortoir ou de ville peu sécurisée"

Après avoir abordé dans une première partie la "transformation" de la commune de Saint-Benoît depuis 2020, permise notamment par la résorption du déficit communal, Patrice Selly et ses élus souhaitent désormais lancer l'acte 2 de sa mandature. Le maire de Saint-Benoît compte notamment s'appuyer sur le tourisme pour redonner de la splendeur à la cité bénédictine et en faire de nouveau la capitale des eaux vives.
Ecrit par Samuel Irlepenne – le mercredi 6 septembre 2023 à 14H37
Patrice Selly, maire de Saint-Benoît

Des projets structurants pour redynamiser la commune

L'autre grand chantier qui tient à cœur à Patrice Selly est celui de la "transformation" de la commune sur différents points. À commencer par celui de l'image de la capitale de l'Est, avec un certain nombre de démolitions de friches urbaines comme celle de Cannelle à l'entrée de la ville, de l'ancienne maternité, d'une barre d'immeuble à la cité Europe dans le cadre du NPNRU, sans oublier la démolition à venir de la Cité Labourdonnais. Un important plan de réhabilitation des écoles a par ailleurs été entrepris. "Au-delà de ces grands chantiers, il y a toujours les problématiques du quotidien qui doivent être améliorées, c'est sur quoi nous allons travailler de manière plus forte, notamment la question de l'éclairage public, de la réfection des voiries communales, sans oublier la propreté de la ville", confie l'édile qui souhaite coûte que coûte "casser l'image de ville dortoir ou de ville 'insecure' qui nous colle à la peau". Il compte pour ce faire s'appuyer sur des projets structurants à l'image du futur TCSP réalisé par la Cirest pour faciliter les déplacements "et attirer davantage de monde en centre-ville pour faire revivre le commerce bénédictin".

Deuxième volet de cette mutation, celui de la sécurité. "Une thématique qui a occupé une bonne partie de nos travaux en particulier sur le secteur de Bras-Fusil suite notamment aux violences urbaines de 2021", poursuit Patrice Selly. Un plan d'action a été mis en œuvre entre ses équipes et les acteurs concernés de la sécurité et de la prévention. Un plan qui passe par exemple par un renfort de la présence de la gendarmerie ou de la police municipale, le déploiement de médiateurs à travers le tissu associatif (une trentaine au total déployés sur l'ensemble des quartiers dits prioritaires de la commune) ou encore par le lancement d'une étude sur la mise en place de caméras de vidéosurveillance à Bras-Fusil. Toujours sur ce volet sécurité-prévention, le maire de Saint-Benoît n'oublie pas "le dialogue avec les familles". "Dans le diagnostic qui avait été fait, nous nous sommes rendus compte que de nombreux mineurs se retrouvaient à errer dans les rues et étaient amenés à commettre des actes de violence ou de vandalisme. La première partie du mandat a été marquée aussi par ce discours de fermeté concernant la responsabilité des parents et notamment en cas de défaillance dans l'exercice de l'autorité parentale", rappelle Patrice Selly. À ce titre, un Conseil pour les droits et devoirs des familles (CDDF) a été instauré en 2022. Une instance qui permet aux parents de ces enfants de se rencontrer pour se rappeler de leurs devoirs de parents. Et gare aux récidivistes prévient le maire : "Si jamais les actes devaient être réitérés, il pourrait y avoir des sanctions beaucoup plus lourdes que celles prononcées jusqu'à présent".

Les animations culturelles et festives de retour

Enfin, dernier élément de cette transformation, la réhabilitation du tissu économique de la ville. "La ville était connue pour être une ville morte jusqu'à présent avec aucune animation ni activité. Depuis 2020, nous avons lancé un plan ambitieux sur le plan des animations et de la culture avec des nouvelles festivités comme la Pause Transat, l'Ambians Dan' Kartié, Marché du terroir, le retour des célébrations autour du 14 juillet avec un défilé, un concert et un feu d'artifice", tient-il à rappeler. Le volet culturel n'est pas oublié puisque dans le cadre du NPNRU, un futur pôle culturel devrait voir le jour. Une infrastructure qui réunira sur un même site à la fois le théâtre des Bambous, le Bisik ainsi que la MJC au niveau de Girofles.

Outre le regain de l'attractivité économique, Patrice Selly compte également sur le tourisme pour redonner de la splendeur à la cité bénédictine et en faire de nouveau la capitale des eaux vives. "Au moins trois projets d'établissements hôteliers d'au moins quatre étoiles vont voir le jour dans le but de capter une nouvelle clientèle touristique qui va pouvoir se baigner dans nos rivières ou fréquenter nos sentiers de montagne et rejoindre pourquoi pas le Piton des Neiges", confie-t-il.

Il conclut : "L'un des objectifs de notre mandature c'est de faire en sorte que Saint-Benoît devienne une vraie ville touristique incontournable à La Réunion avec des activités de divertissement et de loisirs comme le projet de tyrolienne sur lequel nous travaillons entre Bethléem et l'îlet Coco. Voilà ce que nous poursuivons comme objectif".

 

Notre dossier : Bilans de mi-mandat

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