Pénurie d;eau : Pourquoi toujours les mêmes communes touchées en premier ?

Comme annoncé lors du dernier forum de prévision climatique pour le sud-ouest de l;océan Indien, les prochains mois vont être plutôt secs sur La Réunion. Les précipitations vont se faire rares jusqu;à la fin janvier. Problème : cela fait déjà plusieurs mois que l;île n;a pas connu d;épisode pluvieux et les ressources en eau ne vont pas tarder à chuter. Si aucune pluie n;arrive dans le mois à venir, la sécheresse pourrait arriver en novembre dans certains secteurs de l;île.
Cette pénurie en eau va toucher progressivement les communes les plus fragiles, comme la Plaine-des-Palmistes. Anli Bourhane, chargé de l'étude et du suivi des ressources en eau à l;Office de l;eau, explique que la commune s;alimente dans de petites sources qui sont les premières touchées lorsqu;arrive la sécheresse. De plus, le cours d;eau Bras noir, d;où une partie de l;eau est captée, est très sensible à un manque de pluies.
"Ces petites sources retiennent moins l;eau que des nappes phréatiques. Lorsqu;elles ne sont plus alimentées, leur niveau descend rapidement" ajoute l;hydrogéologiste. Ces captations sur de petites sources sont l;apanage des Hauts, expliquant pourquoi Le Tampon, Cilaos et les cirques sont souvent soumis à des difficultés.
En effet, il n;y a pas de forage au-dessus de 300 mètres d;altitude à La Réunion en raison de l;investissement coùteux que cela représente. à l;inverse, l;immense majorité des villes côtières possèdent les leur, assurant une distribution normale jusqu;à un seuil critique. Toutefois, Anli Bourhane prévient que le Port pioche déjà dans ses réserves, tandis que Saint-Gilles pourrait suivre prochainement.
C;est une question que beaucoup se posent : pourquoi la zone la plus arrosée de La Réunion est-elle souvent en pénurie d;eau ? Anli Bourhane donne la réponse : "En dehors des forages, l;autre moyen pour capter l;eau vient des rivières. Mais les cours d;eau sont plus sensibles que les nappes phréatiques lorsque les recharges en eau baissent. Avec la quantité d;eau en surface, le choix a été fait dans certaines communes, comme Saint-André et Bras-Panon, de ne pas forer."
à l;inverse, il explique que les communes de l;Ouest se sont préparées. Mais le sont-elles suffisamment pour les mois à venir ?


