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“Ouverture de capot” : la plupart de chauffeurs de bus condamnés à une amende avec sursis

La pratique remonte à plusieurs générations, mais les bénéfices pour chaque chauffeur ne dépassaient pas quelques euros par jours pour pouvoir s'acheter des cigarettes, à boire ou à manger. Un système qui reste frauduleux et qui a été réprimé par la justice.
Ecrit par P.B. – le mercredi 30 octobre 2024 à 15H51

Une dizaine de chauffeurs de bus du réseau Car jaune ont été condamnés par la justice qui a sanctionné de l'"ouverture de capot". Une technique, bien connue par des générations de chauffeurs de bus, qui consiste à ouvrir l’appareil délivrant les tickets et provoquer ainsi un incident qui n’apparait pas dans la caisse. Quelques euros ont été empochés par jour, voire quelques centaines sur plusieurs mois, pour acheter à boire, à manger ou encore des cigarettes.

Quant à la technique du ticket annulé, elle apparaissait peu réaliste. “Ça me parait difficile de convaincre un certain nombre de passagers d’entrer dans cette combine qui consiste à restituer au chauffeur le ticket annulé et pourtant payé par l’usager”, avait plaidé Me Nicolas Dyall, lors du procès en septembre dernier.

En savoir plus : « Ouverture de capot » et tickets annulés : Une dizaine de chauffeurs de bus devant la justice

Les fraudes avaient été relevées alors que le GIE Activ, qui gère le réseau et rassemble la plupart des sociétés de transport de personnes y participant, avait installé un nouveau système de traçage. Une trentaine de chauffeurs ont été visés par l'enquête. La moitié ont reconnu les faits et ont bénéficié d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Pour les chauffeurs restants, les sommes d'argent n'avaient pas été détournées dans la mesure où ils avançaient eux-mêmes leur fond de caisse, avaient-ils expliqué à la barre. Ces derniers avaient également profité de l'occasion pour dévoiler leur condition de travail difficile avec très peu d'avantages sociaux.

Lire aussi : Chauffeurs de bus devant la justice : Une convention collective pour éviter les dérives

Le tribunal a requalifié les faits d'escroquerie en abus de confiance et condamné l'un des chauffeurs à 1.000 euros d'amende ferme. Les autres écopent d'une amende de 1.000 euros avec sursis.

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