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Olivier Faure réélu de justesse à la tête du Parti socialiste

Ecrit par N.P. – le vendredi 6 juin 2025 à 19H34

Le premier secrétaire sortant du PS l’emporte avec 50,9 % des voix face à Nicolas Mayer-Rossignol. Les résultats définitifs seront ratifiés au congrès de Nancy, mi-juin.

Le Parti socialiste a frôlé le chaos mais a fini par trancher. Olivier Faure a été réélu au poste de premier secrétaire du PS avec 50,9 % des voix face au maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol (49,1 %), à l'issue d'un second tour marqué par une nuit de tensions et de contestations. 

Le résultat, annoncé ce vendredi 6 juin, est désormais "reconnu par tous", selon la direction du parti. Les derniers bulletins, encore attendus dans certaines fédérations, ne sont pas de nature à remettre en cause l’issue du scrutin. Le verdict sera formellement entériné lors du congrès national prévu à Nancy, du 13 au 15 juin.

Un scénario déjà vu

Ce duel entre Faure et Mayer-Rossignol est le remake d’un affrontement déjà tendu : lors du congrès de Marseille en 2023, les mêmes protagonistes s’étaient déchirés pendant plusieurs jours sur fond d’accusations de fraude. Cette fois encore, la nuit électorale a été agitée, entre déclarations contradictoires et guerre de chiffres.

Si les partisans d’Olivier Faure ont rapidement revendiqué la victoire, le camp adverse a contesté l’avance, estimant que l’écart était trop serré pour conclure. "Ce qu’a communiqué la direction n’a rien à voir avec la réalité", avait d’abord lancé l’ex-sénateur David Assouline, soutien de Mayer-Rossignol.

Deux visions pour 2027

Arrivé en tête du premier tour le 27 mai avec 42,21 % des voix, Olivier Faure avait devancé Nicolas Mayer-Rossignol (40,38 %) et Boris Vallaud (17,41 %), ce dernier n’ayant pu se maintenir au second tour. Le chef des députés socialistes, proche de la ligne de Faure, avait annoncé qu’il voterait pour lui à titre personnel, sans donner de consigne officielle à ses soutiens.

Cette réélection confirme l’orientation stratégique du premier secrétaire, fervent partisan d’une union de la gauche hors de l’influence de Jean-Luc Mélenchon. Olivier Faure plaide pour une alliance allant de Raphaël Glucksmann à François Ruffin, en vue d’une candidature commune en 2027. À l’inverse, Nicolas Mayer-Rossignol souhaite la création d’"un grand parti" rassemblant les socialistes et leurs proches, comme Raphaël Glucksmann ou Bernard Cazeneuve.

Si le parti semble avoir évité le psychodrame, les fractures internes restent béantes, et la route vers 2027 semée d’embûches.

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