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Nouvelle demande de remise en liberté pour Hosman Gangate, accusé de viol

Quatre femmes, dont son ex-épouse, brossent le portrait d'un agresseur sexuel, d'un harceleur et décrivent un phénomène d'emprise ainsi que des pulsions sexuelles aggravées par une addiction à l'alcool. De son côté, le directeur technique de la ligue réunionnaise de football conteste la décision du juge des libertés et de la détention qui a décidé de prolonger son incarcération pendant la poursuite de l'enquête. La chambre d'instruction a rejeté son appel sur décision du juge des libertés et de la détention.
Ecrit par Isabelle Serre – le mardi 13 février 2024 à 13H25

Ce mardi matin, Hosman Gangate n'avait pas été extrait de sa cellule afin d'assister à l'audience de la chambre de l'instruction. Le directeur technique de la Ligue réunionnaise de football faisait, par la voix de son avocat, appel de la décision récente du juge des libertés et de la détention de le maintenir en détention provisoire pendant la poursuite de l'enquête qui le vise.

Quatre plaignantes, dont deux se sont portées partie civile, dénoncent de façon "concordante" un agresseur sexuel exerçant une emprise. Les plaignantes, épouse, compagnes ou relations passagères, racontent les violences psychologiques et sexuelles qu'elles auraient subies de la part de cet homme à la personnalité "pathologique" dont le comportement "serait aggravé par une importante consommation d'alcool".

"Il a commencé des soins en détention, ce n'est pas pour autant qu'il est guéri", a argumenté le ministère public au soutien de son refus de placer l'intéressé sous contrôle judiciaire. Hosman Gangate serait un alcoolique chronique, accro au sexe selon les termes de l'enquête, raison pour laquelle le parquet général craint qu'il ne renouvelle les faits ou qu'il fasse pression sur les victimes. "Son aisance financière pourrait lui permettre de fuir. On sait combien ensuite, il est difficile de remettre la main sur les suspects", poursuit l'avocate général.

Lors d'une précédente demande de remise en liberté, Hosman Gangate avait reconnu à la barre des "dysfonctionnements" et regretté "les douleurs provoquées" tout en pointant du doigt "une affaire disproportionnée". Il avait réitéré ses excuses "aux femmes qu'il a fait souffrir" et mis en avant les 36 séances effectuées avec un professionnel afin "de ne pas reproduire les mêmes erreurs".

"Il est illusoire qu'il change de comportement avec un bracelet électronique ou un contrôle judiciaire", a tancé l'avocate générale Nathalie Le Clerc'h. "Trois femmes ont témoigné qu'elles n'ont jamais eu de problèmes avec mon client", a rétorqué l'avocat d'Hosman Gangate.

La chambre d'instruction a finalement rejeté son appel sur décision du juge des libertés et de la détention.

Etiquettes : Hosman Gangate

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