Narcotrafic : nouvelle prise record dans le Sud de l’océan Indien, plus de 800 kg d'héroïne et produits dérivés interceptés par la Marine nationale

Une nouvelle opération de lutte contre le narcotrafic a permis aux forces françaises d’intercepter un boutre transportant 815 kg d’héroïne et produits dérivés dans le Sud de l’océan Indien. Il s’agit de la quatrième saisie de stupéfiants réalisée en un mois dans cette zone maritime stratégique, portant à plus de 4,4 tonnes la quantité totale de drogue interceptée.
Les forces armées dans la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) ont réalisé une nouvelle opération d’envergure contre le trafic de stupéfiants en mer. Un boutre suspecté de participer à un réseau de trafic illicite a été intercepté le 15 mai 2026 à la limite nord de la zone maritime sud de l’océan Indien (ZMSOI), permettant la saisie de 815 kg d’héroïne et de produits dérivés.
Une opération menée sous l’autorité de l’État en mer
Selon la préfecture de La Réunion, le navire suspect a été repéré avant d’être localisé puis intercepté par un bâtiment de la Marine nationale. Une équipe de visite est ensuite montée à bord du boutre afin de procéder aux contrôles et à la saisie de la cargaison de stupéfiants.
L’opération a été conduite sous l’autorité du préfet de La Réunion, représentant de l’État en mer et délégué du Gouvernement pour l’action de l’État en mer, en coordination avec les autorités judiciaires. Les moyens militaires engagés agissaient sous le contrôle opérationnel du commandant supérieur des FAZSOI.
Cette intervention s’inscrit dans le cadre des conventions des Nations Unies relatives au droit de la mer et à la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes.
Plus de 4,4 tonnes de drogue saisies en un mois
Il s’agit de la quatrième saisie de stupéfiants réalisée en seulement un mois dans le Sud de l’océan Indien. Au total, plus de 4,4 tonnes de produits stupéfiants ont été interceptées dans la zone maritime ces dernières semaines, principalement de la méthamphétamine et de l’héroïne.
Les autorités soulignent que ces opérations régulières visent à lutter contre les réseaux criminels opérant en haute mer, tout en contribuant à la stabilité régionale et à la protection des populations et des territoires de l’océan Indien.


