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Municipales : Les Écologistes clarifient leur position pour le second tour et expriment leurs regrets du premier

Ecrit par Gaetan Dumuids – le mercredi 18 mars 2026 à 17H01

Réunis au lendemain du premier tour des municipales, Les Écologistes dressent un bilan contrasté et précisent leur stratégie pour le second tour. Entre satisfaction, regrets et appels à la mobilisation, le mouvement entend peser dans les communes de l’île où chaque voix va compter lors du second tour.

Au lendemain du premier tour des élections municipales, Les Écologistes ont tenu à saluer plusieurs résultats jugés encourageants. En premier lieu, la réélection de la maire sortante de Saint-Denis, qualifiée de “score historique”, ainsi que la présence renouvelée de deux élus écologistes sur sa liste.

Le mouvement, par la voix de sa secrétaire régionale Geneviève Payet, met également en avant la dynamique observée au Tampon, où la liste d’union de la gauche a permis de structurer une opposition crédible. Pour Les Écologistes, ce résultat illustre “la force du travail accompli” et confirme l’existence d’un espace politique en attente d’expression dans la ville.

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Dans cette logique, ils maintiennent leur soutien au candidat de La Possession, engagé dans une alliance pour le second tour. Une candidature qu’ils présentent comme incarnant une écologie de terrain, proche des habitants, “dans les Bas comme dans les Hauts”, malgré un contexte difficile.

Le regret de Saint-Pierre et le choix assumé de la ligne politique

À Saint-Pierre, en revanche, le ton est plus mesuré. Les Écologistes regrettent que la liste d’union de la gauche menée par Ruth Dijoux, malgré une campagne jugée dynamique et une équipe qualifiée de “brillante”, n’ait pas réussi à se hisser au second tour.

Ils défendent les choix opérés par cette liste, notamment le refus de fusion et l’absence de consigne de vote. Des décisions qu’ils estiment cohérentes avec les principes posés dès le départ : consultation des forces progressistes, respect du mandat issu des urnes et exigence d’un ancrage territorial fort.

Au-delà de ce cas, le mouvement souligne l’implication de ses idées dans plusieurs communes où il avait apporté son soutien. À Saint-Louis, Petite-Île, Salazie, Saint-Leu, La Plaine-des-Palmistes ou encore L’Étang-Salé, il estime que ses valeurs — écologie, égalité, dialogue et protection de l’environnement — ont trouvé un écho dans le débat public.

Saint-Leu et Saint-Paul, deux villes aux enjeux majeurs

Pour le second tour, Les Écologistes identifient clairement deux communes comme prioritaires : Saint-Leu et Saint-Paul.

À Saint-Leu, ils appellent à un changement et apportent leur soutien à Karim Juhoor. Selon eux, le candidat de l’Alliance citoyenne est en capacité de répondre aux attentes d’une partie de la population qui se sent délaissée, tout en portant une vision écologique déjà défendue “à leurs côtés”.

Pour Saint-Paul, le ton se durcit. Les Écologistes dénoncent des recompositions politiques à droite, accusées de s’ouvrir jusqu’au Rassemblement national. Ils appellent les électeurs à soutenir la liste de gauche, présentée comme la seule alternative capable de porter un projet “dynamique, social et économique”.

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Une stratégie d’ouverture face aux enjeux du second tour

Au-delà des cas locaux, le mouvement adopte une ligne plus globale pour cet entre-deux tours. À La Réunion comme dans l’Hexagone, Les Écologistes revendiquent une position d’ouverture, avec un objectif clair : lutter contre les inégalités sociales et l’inaction climatique.

Ils insistent également sur un point central de leur stratégie : la nécessité de faire barrage à la droite et à l’extrême droite. Une condition qu’ils jugent indispensable pour défendre leurs priorités politiques.

Etiquettes : EELV | Municipales 2026

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