Mobilisation des agriculteurs : Le préfet se veut rassurant dans le Sud

L'eau a creusé une tranchée de plus de 2 mètres par endroit dans les champs de cannes de Stéphane Lallemand au Piton Monvert. Des dégâts sur les exploitations après les épisodes successifs de fortes pluies dans le sud que le préfet devait venir voir en personne alors que la mobilisation nationale.
“Ce que vous dites, il faut le prendre en compte”, est venu rassurer Jérôme Filippini. “N'ayez aucun doute”, a poursuivi le préfet face aux agriculteurs sur la déclaration prochaine du fonds de soutien Outre-mer. “On ne va pas pouvoir changer les règles du jour au lendemain”, a relativisé le préfet qui se conforme à l'idée d'une simplification et d'une rapidité de traitement des dossiers des agriculteurs. “Je pense qu'on peut être fier d'être en France et en Europe parce qu'on a une agriculture qui est soutenue énormément en argent public et avec énormément d'argent de l'Europe. En dehors de l'Europe, la France serait morte et l'agriculture serait morte”, a répondu aux partisans de la sortie de l'Europe, Jérome Filippini. “ Mais c'est vrai qu'il y a énormément de règles qui s'ajoutent les unes aux autres pour lesquels le premier ministre a demandé de faire remonter les plus problématiques”, a-t-il conclu son rendez-vous avec les agriculteurs du sud.
Avant une table ronde prochaine entre distributeurs, importateurs et agriculteurs, le préfet organise une première réunion ce mercredi à 14H en présence de l'ensemble des syndicats agricoles, des organisations professionnelles et en la présence du directeur général des Outre-mer.
Frédéric Vienne, président de la Chambre d'agriculture, présent ce matin car "il ne renie pas sa famille syndicale” s'est montré satisfait de ces échanges. “ On sent la volonté du préfet de nous parler, de régler les problèmes de l'agriculture au niveau local”, a réagi l'ancien président de la FDSEA. Frédéric Vienne rappelle que ces spécificités sont liées à la taille du marché qui limite les investissements, la production, mais qui sont aussi la problématique de l'accès au marché des collectivités publiques. “Il y a à s'adapter sans à nous imposer de devenir des transformateurs ou des routiers”. L'adaptation également au “dérèglement climatique” dont les effets suite aux épisodes successifs d'intempéries inquiètent les agriculteurs, indique-t-il.


