Meurtre de Nathalie Boyer en Isère : le suspect en détention provisoire, l'ADN de parentèle au cœur de l'avancée de l'enquête

Après une garde à vue de 96 heures, l'homme de 62 ans interpellé par la section de recherches de la gendarmerie de Grenoble et mis en cause le meurtre de la Réunionnaise Nathalie Boyer a été placé en détention provisoire ce vendredi à Dijon, rapporte France Bleu. Il sera transféré à Nanterre dans les prochains jours pour être présenté à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen, précise le média.
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Il est soupçonné d'être impliqué non seulement dans le meurtre l'adolescente réunionnaise de 15 ans retrouvée égorgée près d'une voie ferrée à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, mais aussi dans celui de Leïla Afif, une mère de famille retrouvée morte par balle en 2000, dans le même département.
Alors qu'un ADN avait été retrouvé sur les scellés de l'affaire de cette dernière mais n'avait pu être identifié, c'est l'ADN de parentèle qui a permis d'identifier le suspect, précise France Bleu, c'est-à-dire que les enquêteurs ont pu remonter jusqu'à lui grâce à celui d'un membre de sa famille prélevé dans le cadre d'une autre affaire. Les enquêteurs de la Section des Recherches de la gendarmerie de l'Isère, lesquels travaillent pour le pôle cold cases de Nanterre, ont ensuite fait le rapprochement avec le meurtre de la Réunionnaise.
Cette avancée intervient dans un contexte où plusieurs affaires non élucidées, connues sous le nom des "disparus de l'Isère", ont récemment été rouvertes avec la création du pôle "cold cases" à Nanterre en mars 2022. Une lueur d'espoir pour les familles en quête de vérité.


