Meurtre à Sainte-Suzanne : le suspect au katana mis en examen et écroué

Présenté au juge d’instruction, un jeune homme de 19 ans a été mis en examen pour homicide volontaire après le coup de sabre fatal porté à son voisin dans la nuit du 8 octobre à Sainte-Suzanne.
Interpellé dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 octobre sur les lieux du drame, un Sainte-Suzannois de 19 ans a reconnu être l’auteur du coup de sabre fatal à un homme de 25 ans, habitant comme lui la cité des Flamboyants.
Présenté jeudi 9 octobre à un juge d’instruction, le jeune homme a été mis en examen pour homicide volontaire et a été placé en détention provisoire. Il a toutefois eu du mal à expliquer son geste.
Il aurait « entendu des voix »
Les deux voisins de cette résidence de la SEMADER n’étaient semble-t-il pas en conflit, alors qu’ils ont passé la soirée à boire de l’alcool en compagnie d’autres personnes. Mais selon les premiers éléments de l’enquête, un échange verbal un peu houleux serait intervenu vers 2h du matin entre les deux protagonistes.
Le suspect, qui avait, selon les examens, un peu plus d’un gramme d’alcool dans le sang au moment des faits, aurait alors « entendu des voix ». Celles-ci lui disant que son contradicteur, un père de famille pourtant décrit comme « tranquille », représentait une menace pour ses proches.
Un unique coup de sabre dans le dos
Il est alors remonté à son appartement pour se saisir d’un katana, l’un de ces sabres japonais dont il fait la collection. Redescendu dans les parties communes, il aurait alors planté son sabre dans le dos de la victime sans la moindre sommation. Un unique coup qui va s’avérer fatal au père de famille, comme l’a confirmé l’autopsie pratiquée mercredi.
Expertise psychiatrique à venir
Ayant exprimé ses regrets en garde à vue, le mis en examen va désormais attendre en détention provisoire la suite des investigations. Celles-ci comprendront des expertises psychologiques et psychiatriques, afin de déterminer si le suspect était en proie à un trouble susceptible d’avoir altéré son discernement.
Des mots de son entourage, le jeune homme, décrit comme « un bon marmaille », aurait « vrillé » à la suite du décès de sa mère en 2023. Depuis, son comportement questionnait ses proches au même titre que les habitants du quartier.
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