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Menaces sur le miel péi : des mesures pour éviter une contamination hors de La Réunion

Ecrit par S.F. – le mardi 11 mars 2025 à 06H13

La Réunion fait face à un double fléau qui menace la filière apicole locale. Le petit coléoptère des ruches et la loque américaine affaiblissent les colonies d’abeilles, entraînant des pertes. Les autorités veulent éviter une infection des ruches du reste du territoire français.

Lire aussi : Menace sur le miel péi : de nouveaux ruchers infectés par la loque américaine

Le petit coléoptère des ruches et la loque américaine menacent la filière apicole locale. Les autorités craignent la prolifération du petit coléoptère, qui infeste les ruches réunionnaises, contamine le miel, affaiblit les colonies et peut entraîner la mort complète des colonies. Depuis sa présence confirmée en juillet 2022 par l’Anses, 44 foyers ont été détectés sur le territoire. L’île est par ailleurs le seul territoire français à en être impacté.

La filière miel péi doit faire face depuis plus récemment à une seconde menace, la loque américaine, qui touche principalement les jeunes abeilles. La bactérie pénètre dans la ruche, entraîne la mortalité des larves et affaiblit les colonies.

Détectée en mars 2024 à La Réunion, la maladie, qui se propage très rapidement au sein des colonies, peut en provoquer la mort. La présence de 18 foyers de loque américaine est confirmée à ce jour.

Interdiction de voyage de produits

Les autorités craignent une épizootie à plus grande échelle. En complément des mesures prises localement pour réduire le risque de dissémination des deux nuisibles vers l’Hexagone et les autres territoires ultramarins, le transport vers ces territoires de plusieurs produits en lien avec les abeilles et le miel réunionnais est désormais interdit.

Les abeilles, reines et bourdons, le miel en rayon, les sous-produits apicoles non transformés et le matériel apicole ne peuvent plus voyager depuis La Réunion, ce qui n’est pas sans impact sur le monde agricole.

Une filière fragilisée

Ces nouvelles restrictions n’impactent pas directement le miel péi, principalement vendu à La Réunion et qui reste autorisé à l’export en pot, mais la production devient de plus en plus difficile à maintenir. Outre les nouvelles réglementations sanitaires qui complexifient leur quotidien et la transhumance des abeilles, les professionnels du secteur doivent faire face au changement climatique et à la présence de plantes envahissantes qui réduisent les surfaces de la flore mellifère. "Il y a de moins en moins de miellées, ce qui a un impact forcément sur la filière apicole", explique l’Association pour le Développement de l’Apiculture Réunion (ADAR). À terme, le prix du miel péi risquerait d’être revu à la hausse.

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