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Maison de la mer : Retour à la case départ pour le projet

Si le TCO parlait d’abord d’une maison de la mer simplement revue à la baisse, c’est bien un tout nouveau projet que la collectivité veut construire. En cause, une révision du PLU ultérieure au dépôt du permis de construire qui fait passer une partie de la parcelle concernée en zone rouge.
Ecrit par M.B – le dimanche 9 juin 2024 à 15H02
Le chantier est à l'abandon depuis fin 2023.

En avril dernier, le TO promettait un “projet révisé” pour la future maison de la mer. Officiellement, la collectivité était restée plutôt discrète sur les raisons de ce revirement. Malgré trois recours déposés par les opposants au chantier, l’intercommunalité avait jusqu’à présent refusé de négocier sur l’ampleur de la Maison de la mer. La justice administrative avait donné raison au TO, d’où la surprise de beaucoup devant ce retournement de situation. Hélas pour les opposants au projet qui dénonçait la bétonisation du front de mer, cette décision n'a rien à voir avec leur mobilisation. En effet, il est rapidement apparu d'une partie de la parcelle concernée était passée en zone rouge inconstructible depuis le dépôt du permis de construire.

Des pêcheurs toujours dans l’incertitude

Depuis l’annonce de la décision de l’intercommunalité, c’est silence radio. On parle de “réunions” et de “discussions” autour du futur du chantier. Rien n’avait vraiment fuité jusqu’à une réunion entre les représentants des usagers du port de plaisance de Saint-Leu et des représentants de la mairie le 28 mai dernier, dont Rahfick Badat, adjoint à l’aménagement et à l'urbanisme.

“Ils ne nous ont présenté aucun document officiel sur le futur projet. Mais on nous a promis de faire remonter nos remarques pour l’améliorer. Pour autant, on reste sur nos gardes. La commune nous a bien confirmé qu’aucune demande ne leur avait été transmis de la part du TO, donc on reste dans le flou”, tacle Jean-Marie Huguet, le président de l’ANSL (association nautique de Saint-Leu). D’autres rencontres doivent être programmées pour permettre de continuer l’échange avec les pêcheurs, dont une partie de la Maison de la mer doit leur être dédié. En effet, une poissonnerie pour vendre les prises et des locaux de stockage doivent leur être consacrés.

SOS DPM toujours mobilisé

Pour Dominique Gamel, président du collectif SOS DPM et opposant historique au chantier, ce silence et ces réunions montrent bien la gêne du TO et la maire sur ce dossier. “On a déjà dépensé 250 000 euros pour l’architecte et 750 000 pour les études préliminaires. Et là, on va devoir recommencer. Car ce n’est un projet à la baisse, mais un nouveau projet, avec un nouveau permis de construire. Je ne pense pas que M.Domen va lâcher, mais on va rester mobilisé”, s’agace le président de SOS DPM. Car, si c’est l’intercommunalité qui est officiellement maître d’œuvre et que la gestion doit être confiée à la SPL Tamarun, l’engagement du maire de Saint-Leu pour ce projet n’est un mystère pour personne.

Le TO continue de rester discret sur l’avancement de cette Maison de la mer 2.0 et refuse de donner une date officielle pour dévoiler la version finale du projet. Pour autant, certaines sources proches du dossier confirment que l’architecte mandaté n’a toujours pas rendu sa copie à l’intercommunalité. Les pêcheurs peuvent donc attendre un moment avant de voir la couleur des premières esquisses. La seule promesse concédée officiellement aux opposants est la confirmation que les arbres menacés (trois badamiers et quelques filaos) ne seront ni abattus ni déplacés.

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