Mairie de Saint-Benoît : Patrice Selly a démissionné du CST

Fin septembre dernier, l'intersyndicale de la mairie de Saint-Benoît avait organisé une conférence de presse pour déplorer l'impossibilité de maintenir le dialogue social avec le premier magistrat Patrice Selly. Le 20 octobre, ils ont écrit au sous-préfet de Saint-Benoît pour demander l'annulation de plusieurs rapports et procès-verbaux examinés en CST (conseil social territorial) en évoquant des irrégularités de procédure.
Selon les élus du personnel, les échanges avec Patrice Selly sont proches du néant depuis le début de sa mandature : les courriels envoyés à son ancienne DGS Beryl Sadoun pour des questions purement réglementaires comme la révision du RIFSEP sont restés lettres mortes tandis que les échanges lors des CST étaient marqués par l'agacement perceptible du maire.
Le courrier envoyé avec accusé réception au sous-préfet de Saint-Benoît, dont les services de la préfecture nous indiquent « n'avoir pas connaissance à ce stade », mentionne par ailleurs une plainte de la gendarmerie (avec un numéro de procédure) pour abus de confiance. Elle émane d'un élu syndical qui s'est aperçu que la signature qu'il avait apposée sur le document mentionnant qu'il était secrétaire de la séance du CST du 27 septembre avait été utilisée pour valider le procès-verbal présenté le soir même en conseil municipal.
Réorganisation des organigrammes
« Une simple erreur, qui ne s'est produite qu'une fois », plaide Monique Marimoutou Tacoun, l'élue en charge du développement du territoire, qui a présidé cette semaine pour la première fois une séance du CST de la ville (elle présidait déjà le CST de la Cirest), laquelle séance s'est déroulée de manière très apaisée.
En démissionnant de la présidence du conseil social territorial, une instance pourtant éminemment politique puisqu'elle traite principalement, du moins ces derniers temps à Saint-Benoît, de la réorganisation des organigrammes des services, Patrice Selly a peut-être voulu lâcher du lest face au mécontentement des syndicats.
« Je crois qu'on sort de ce contexte compliqué, c'est ce qu'il faut retenir. Le maire n'abandonne pas le dialogue social, sinon il n'aurait pas reconstitué une équipe », démine Monique Marimoutou Tacoun. « Concernant le courrier au sous-préfet, la DGS m'indique qu'il n'y a pas de retour à ce sujet du sous-préfet. Donc on attend de savoir ce qu'il va nous dire et on appliquera les recommandations ».
Monique Marimoutou Tacoun assure par ailleurs que la nouvelle DGS Karine Thirion Lebon et elle-même sont déterminées à « faire avancer des dossiers de fond avec les syndicats et que chacun fasse sa part. »


