Maïdo : Une nuit de lutte contre le feu

Environ 130 hommes des différentes casernes de pompiers de l'île se sont relayés cette nuit pour tenter de maîtriser les flammes qui, en fonction de l'orientation du vent, filent droit vers les pentes du Maïdo et des hauts de Trois-Bassins.
L'expérience de 2010 a servi. Cette année, pas d'hésitation, le commandement du SDIS emmené par le colonel Jacques Vandebeulque a déployé d'importants moyens humains (jusqu'à 68 hommes dès 17h hier) et matériels (30 camions et véhicules) dès les deux premières heures après le signalement de plusieurs foyers.
La grande crainte du commandement des pompiers est de voir le feu couper la route forestière des Tamarins menant vers Tévelave. Elle est également la seule route facilement praticable qui puisse couvrir cette zone incendiée qui va vers le Grand Bénare et le gîte des Tamarins.
Plus inquiétant qu'en 2010, et même si le commandement des pompiers ne veut pas s'aventurer au jeu des comparaisons, la ligne d'incendie est immanquablement plus basse que l'année dernière. Pour preuve ces photos prises (voir [ici]urlblank:http://www.zinfos974.com/Departs-de-feux-dans-les-hauts-notamment-au-Maido_a33408.html ) depuis la quatre voies des tamarins. Outre l'immense panache de fumée rougeâtre qui gagnait le ciel, de hautes flammes visibles depuis le littoral Ouest, voire Sud-Ouest ont évoqué chez certains réunionnais l'impression d'un dévalement de lave d'un volcan.
Malgré ce dispositif impressionnant déployé depuis 15h30 hier après-midi, l'ombre du Dash-8 plane dans les consciences. Une possibilité tempérée par le vécu de 2010. Les hommes du SDIS rappellent que l'avion bombardier n'avaient fait que confirmer la main-mise des hommes au sol, aidés par les hélicoptères. Du côté de la cellule de crise à la Préfecture, le temps de la concertation était encore demandé aux dernières nouvelles hier soir. Toujours est-il que toute mobilisation du Dash-8 prendrait au moins trois jours avant qu'il ne gagne l'île de la Réunion.
Alors qu'à 22h hier, le chiffre de 40 hectares incendiés avait été émis, une hypothèse beaucoup plus inquiétante a été formulée dans la nuit. "Entre 200 et 300 hectares" selon l'ONF. Nul doute qu'un survol en début de matinée pourra donner un état des lieux conforme à la réalité.


