Madagascar : Fin de crise aujourd'hui ?

L'avenir proche de Madagascar se jouera aujourd'hui mardi à l'hôtel Carlton au cours de la réunion du Groupe international de contact (GIC). Dimanche, sous la pression internationale, Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de transition (HAT), avait fait un premier pas en vue de cette réunion en se déclarant prêt à appliquer les accords de Maputo.
Selon le site malgache sobika.com, c'est l'enjeu primordial de la réunion d'aujourd'hui. "Tout le monde est d’accord pour suivre les accords de Maputo 1, (...) reste que tout n’est pas aussi simple, car respecter la feuille de route de Maputo, cela veut dire concrètement : trouver un président de la Transition, trouver un premier ministre, monter un gouvernement, le tout sur la base d’un accord consensuel !" peut-on lire sur le site.
Pas d'accord, pas de fonds internationaux...
Dans le quotidien L'Express de Madagascar, la question principale est : "Quelle position va adopter la communauté internationale face à l’évolution de la situation à Madagascar ?". Une position décisive pour l'avenir du pays, dépendant des aides étrangères, et qui pourrait "forcer" les différentes mouvances à trouver un accord. C'est du moins ce que laisse penser la déclaration d'un proche du dossier au journal malgache : "Nous sommes en fin de calendrier, période où les pays partenaires auront à décider sur l’engagement de l’argent de leurs contribuables en 2010. En cas d’absence de décision ou de décision négative vis-à-vis de Madagascar, il n’y aura pas de déblocage de fonds".
Une nouvelle fois, les quatre mouvances vont devoir trouver une solution pour appliquer les accords de Maputo avec lesquels elles sont toutes d'accord. Selon sobika.com, "il semblerait que le consensualisme 'total' soit délaissé au profit du consensualisme majoritaire". Suffisant ? Réponse en fin de journée.


