Madagascar : Andry Rajoelina appelle à la grève générale

La journée de mercredi s'annonce à nouveau comme décisive à Madagascar.
Après les événements de samedi qui ont vu la mort de 28 personnes (bilan officiel), Andry Rajoelina, le leader de l'opposition, engage mercredi un nouveau bras de fer avec le président Marc Ravalomanana en appelant à une grève générale.
L'économie de la Grande Ile, qui tournait déjà au ralenti depuis le début des événements, va certainement en être encore plus affectée.
Dans le secteur du tourisme par exemple, un des principaux fournisseur de devises du pays, le Centre d'Etudes des Tours Opérateur de tourisme en France recommande la suspension des départs vers Madagascar. Or, les Français représentent 70% de la totalité des touristes, ce qui donne une idée de l'impact de ces événements...
Andry Rajoelina cherche à paralyser le pays de façon pacifique, de façon à contraindre le président Ravalomanana à la démission, avec en plus l'aide de la communauté internationale.
Un émissaire de l'ONU a déjà rencontré le Président Ravalomanana. Et on annonce pour demain l'arrivée du Ministre de la coopération français Alain Joyandet, accompagné d'une délégation de "haut niveau" de la commission de l'océan indien.
Déjà, l'ONU avait demandé hier la traduction en justice des responsables de la tuerie du 7 février et les principaux bailleurs de fonds internationaux (Etats-Unis, Union européenne) ont coupé les aides à Madagascar, pour protester entre autres contre l'achat dispendieux d'un Boeing présidentiel par Marc Ravalomanana.
La grève générale -si elle est une réussite- et la fermeture des robinets des aides internationales, essentielles à la survie de la Grande Ile, font que la situation du président Marc Ravalomanana va devenir de plus en plus difficile à tenir...


