M. Mamindy-Pajany : “L'Illettré du Lazaret, je pensais à Michel Vergoz pas à Didier Robert”

“Je n'ai jamais dit ça ! Et puis c'est tout”. Bruno Mamindy-Pajany n'a pas voulu le jouer à la manière de Coluche, mais sa conférence de presse improvisée en début d'après-midi, valait le détour. C'était la réponse du maire et conseiller général de Sainte-Rose aux affirmations tenues deux heures auparavant par des conseillers généraux d'opposition.
“Je n'ai jamais traité Didier Robert, d'illettré du Lazaret. Ce qui a été rapporté par l'opposition départementale est scandaleux. Lors de la Commission permanente de ce matin, je suis effectivement intervenu lors de l'examen du troisième dossier. J'ai dit qu'on arrête de parler, qu'on passe aux actes”.
Il y a eu deux autres intervenants : Serge Hoareau et Nassimah Dindar. La suite, Bruno Mamindy-Pajany, l'a fait écouter sur une bande son. “Nous parlons de l'illettrisme depuis 1997, nous cessons de répéter qu'il y a 110.000 illettrés à La Réunion, comme si ce chiffre arrangeait quelqu'un. Il faut arrêter de traiter ce fléau avec des statistiques”.
“Vingt ans après, ce sont les mêmes personnes, les mêmes copains, les mêmes méthodes. Il serait temps de voir qui sont les illettrés, que notre assemblée se positionne...” Puis Bruno Mamindy-Pajany évoque le lazaret, il ironise sur le fait que certains en parlent comme “d'une compétence régionale, il y a aussi des illettrés dans les hautes sphères“.
C'est à cet instant précis que Jean-Louis Lagourgue a dénoncé des insultes à l'encontre de son camp. “Nous allons vous laisser entre vous”, a dit le maire et conseiller général de Sainte-Marie. Comme un seul homme, l'opposition départementale a quitté la Commission permanente.
Elle a eu juste le temps d'entendre la présidente Nassimah Dindar dire : “Il faut arrêter ce genre de piques qui ne sont pas démocratiques”. Bruno Mamindy-Pajany a dit tout à l'heure à qui “ces piques” étaient destinées. “J'ai pensé très fort à quelqu'un quand j'ai parlé d'illettré du Lazaret, mais ce n'était certainement pas à Didier Robert. C'était à Michel Vergoz”.
Le conseiller général de Sainte-Rose a également répondu à son ancien groupe “Objectif Réunion” qui lui demande de quitter la Commission permanente, car il a depuis changer de camp. “J'y suis, j'y reste“. “Je suis maire d'une petite commune. J'ai fait le choix de rejoindre la majorité car dans l'opposition départementale, je n'aurai pas pu travailler pour les Sainte-Rosiens”.


