L'ONF crée 3 nouvelles réserves biologiques à la Réunion

L'ONF et le Conseil Général, propriétaire des forêts publiques réunionnaises, ont présenté hier les contours de "Best 2011" un programme européen de financement destiné à préserver la biodiversité dans les territoires ultramarins.
A la Réunion, ce projet a pour objectif la création officielle de trois nouvelles aires protégées dans les forêts publiques situées hors du Parc national. "Ces sites isolés et de basse altitude représentent un enjeu fort en matière de conservation" souligne Hervé Houin, le directeur régional de l’ONF. Ils concernent le littoral de Saint-Philippe, la forêt de bois de couleur des bas, et enfin, la réserve des Hauts sous le vent. Sur ces territoires 360 hectares abritent plus d’une vingtaine d’espèces rares et protégées comme la lanvagère, le bois d'éponge, le bois blanc ou encore le Gecko vert des hauts qui est inscrit sur la liste rouge des espèces en danger d'extinction.
Faire de la Réunion une île modèle en matière d’aires terrestres protégées.
La Réunion et Mayotte font partie d’un des 34 points chauds de la biodiversité avec les autres îles du Sud-Ouest de l’Océan Indien. A l’échelle mondiale, européenne et nationale, elles constituent une priorité en matière de conservation de la nature.
La création d’un parc national en 2007 est venue grandement compléter le réseau constitué de réserves biologiques, réserves naturelles et d’arrêtés de protection de la faune. Il subsiste cependant, à basse altitude et sur le littoral, des sites isolés abritant des habitats ou des espèces très raréfiés qui sont encore peu représentés dans le réseau d’aires protégées actuel.
En qualité de gestionnaire, l’Office National des Forêts, souhaite compléter le réseau d’aires protégées actuel en ciblant ces zones de basse altitude prioritaires et contribuer à faire de la Réunion une île "modèle" en matière d’aires terrestres protégées.



