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Livre blanc de l'urgence sociale: 20 propositions pour trouver des solutions

Le contexte social à la Réunion est particulièrement problématique avec 52% de la population vivant sous le seuil de pauvreté et un chômage galopant (30% de la population et jusqu'à 55% chez les jeunes de moins de 25 ans). Face cette situation sociale, le Conseil général et sa présidente, Nassimah Dindar, ont présenté le Livre blanc de l'urgence sociale. 20 propositions faites par le Département pour répondre aux attentes de la population. Un exemplaire sera remis au ministre de l'Outre-mer, Victorin Lurel, lors de sa rencontre avec Nassimah Dindar ce 14 juillet à la préfecture.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 12 juillet 2012 à 18H00

Une présentation du Livre blanc de l'urgence sociale a eu lieu cet après-midi au Conseil général en présence de la présidente, Nassimah Dindar, de Thierry Robert, vice-président du Département et élu récemment député, de Roland Robert, vice-président, et de Robert Nativel, conseiller général. Ce Livre blanc est le produit des assises de l'urgence sociale qui ont été organisées en juillet 2011 au Conseil général. Elles ont permis de poser un diagnostic sur les causes et la nature de la situation d'urgence que traverse la Réunion.

"La Réunion est face à l'insécurité sociale et la demande grandissante en aide sociale. Je vous rappelle que 52% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, que l'on a enregistré 57% de demandes supplémentaires au titre du fonds national d'aide aux jeunes, +49% au titre de demandes de colis alimentaire, +15,3% au titre de l'allocation personnalisée d'autonomie et +9% au titre du RSA. Face à cette problématique, près de 500 personnes se sont réunies lors des assises de l'urgence sociale et le livre qui en ressort va permettre à l'ensemble des acteurs de trouver des pistes et des solutions aux problèmes", explique Nassimah Dindar.

Le Livre blanc propose de développer un nouveau modèle d'accompagnement social reposant sur le principe de responsabilité tout en "renforçant la contractualisation entre la famille et la collectivité", souligne-t-elle, mais également en laissant une place plus importante à la prévention. Cette dernière passe par l'amélioration des interventions institutionnelles, notamment en terme d'éducation.

Redessiner les contours législatifs des Rup

20 propositions ont été faites dans ce Livre blanc. Des propositions autour de quatre axes visant à améliorer la prévention et le traitement des situations d'urgence sociale. Entre le renforcement de l'intervention et la coordination des actions sociales, l'accès facilité au logement et à l'hébergement d'urgence, l'accès à l'éducation et à la scolarisation ou encore la lutte contre les ruptures de parcours pour prévenir des exclusions, le Département a voulu sensibiliser l'ensemble des acteurs politiques et les institutions à travers ce Livre blanc. Thierry Robert a rappelé l'urgence de la situation en matière de logement à la Réunion. "La situation est catastrophique et actuellement 15% des demandes de familles réunionnaises sont satisfaites. Il y a 27.000 demandes en attente. La Réunion compte 22.000 logements insalubres, dont 60% en très mauvais état", souligne Thierry Robert. Ce dernier va interpeller le ministre de l'Outre-mer, Victorin Lurel, au moment de sa visite à la Réunion, lors de la remise du Livre blanc. "Je vais lui demander d'augmenter immédiatement la LBU (ndlr : Ligne budgétaire unique) qui est passée de 100 à 45 millions d'euros cette année", explique-t-il.

Mais ces propositions doivent passer par un nouveau modèle économique pour la Réunion. "Il faut que la Réunion retrouve de la croissance. Pendant 30 années, la Réunion a connu un bond considérable grâce à l'Europe, l'Etat et les collectivités territoriales. Mais ce modèle a trouvé ses limites et il faut en trouver un autre", prévient Nassimah Dindar. La présidente du Conseil général souhaite s'appuyer sur l'Europe et redessiner les contours de l'encadrement législatifs entourant les Rup (Région ultra-périphérique) dont la Réunion fait partie. "Il faut que nous ayons la possibilité de travailler avec les pays de la zone océan Indien en matière d'échanges commerciaux, sinon notre économie sera morte née", conclut-elle.

 

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