Ligne Réunion-Comores : la Région s’engage à agir

Alors que la colère monte face aux conditions de la liaison Réunion–Comores, le collectif des usagers a été reçu ce mercredi par la Région. Un point d’étape est prévu en août.
Une délégation du collectif des usagers de la ligne aérienne Réunion–Comores a été reçue ce mercredi 2 juillet à l’hôtel de Région. Objectif : alerter sur les conditions de voyage "inacceptables" imposées aux passagers. La collectivité s’engage à agir auprès des autorités compétentes.
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Réclamant le rétablissement d’une liaison aérienne directe entre La Réunion et les Comores, des tarifs plus accessibles et la fin des contrôles jugés abusifs à Mayotte, le collectif des usagers de la ligne Réunion–Comores s’est de nouveau mobilisé ce mercredi matin devant la Région Réunion, actionnaire minoritaire d’Air Austral via la Sematra.
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Dans le même temps, une délégation a été reçue à la demande de la présidente Huguette Bello par Normane Omarjee, vice-président délégué au désenclavement aérien.
"Un parcours du combattant"
Les représentants du collectif ont pu faire état des difficultés rencontrées, liées à l'interruption du vol direct entre Saint-Denis et Moroni, mais aussi aux conditions tarifaires et de transit imposées lors des voyages via Mayotte. Le transit dans ce département est décrit comme un "véritable parcours du combattant", en particulier pour les passagers comoriens soumis à des contrôles renforcés.
La Région Réunion reconnaît la complexité du dossier, impliquant plusieurs autorités : Air Austral, la Direction générale de l'aviation civile, l’État, les douanes et l’aéroport de Mayotte. Mais elle ne se dérobe pas pour autant. "La desserte des Comores revêt un enjeu important dans le cadre du codéveloppement régional, des relations entre nos îles et du désenclavement aérien", explique la collectivité.
Des éclaircissements auprès des autres autorités
Sensibilisée aux préoccupations exprimées, la collectivité estime que certains faits dénoncés sont "inacceptables". Elle annonce qu’elle prendra attache auprès des autorités compétentes pour obtenir des éclaircissements et identifier des pistes d’amélioration concrètes.
Une première avancée a été obtenue : une réunion de suivi entre les différentes parties est programmée pour la troisième semaine d’août, afin de faire un point d’étape sur le dossier.


