Les variants sont "l'équivalent d'une deuxième pandémie", alerte le président du Conseil scientifique

"Si nous continuons sans rien faire de plus, nous allons nous retrouver dans une situation difficile à la mi-mars." C'est ce qu'a déclaré Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique, sur BFMTV.
"Ces variants, c'est l'équivalent d'une deuxième pandémie. Et je pèse mes mots", a-t-il mis en garde sur la chaîne d'info en continue, estimant que ces "mutants et variants changent complètement la donne" en ce qu'ils "apparaissent de façon multiple, ont des facteurs de transmission plus élevés, et accélèrent la transmission".
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"Il faudra probablement aller vers un confinement", ajoute l'immunologue, sans trancher sur les modalités du confinement. Le président du Conseil scientifique avance d'autres pistes de lutte, comme l'adaptation des vacances scolaires. "On pourrait se retrouver en parallèle avec une forme de confinement avec des vacances qui réduisent la circulation du virus." La recommandation pour les plus âgés et les plus fragiles d'"une forme d'auto isolement volontaire, voulu, de leur part, pour se protéger contre les variants" apparaît également nécessaire, selon Jean-François Delfraissy.
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L'expert s'est en outre prononcé sur les vaccins : "Le problème de la pénurie relative des vaccins existe dans l'ensemble de l'Europe, c'est aussi le cas aux Etats-Unis. On va vacciner un maximum de gens, probablement 6 à 8 millions de personnes d'ici la mi-avril. Il va nous falloir du temps, beaucoup de temps, d'ici la fin de l'été, on aura vacciné 40% de la population française, pas plus." Et de souligner : "Le variant sud-africain semble provoquer une diminution de l'efficacité du vaccin d'environ 40%".


