Les TAAF et Météo-France renouvellent leur partenariat après 70 ans d’histoire scientifique française

Le communiqué des TAAF :
Situées des îles tropicales du Canal du Mozambique à l’Antarctique, en passant par les archipels subantarctiques de Crozet et Kerguelen, et les îles Saint-Paul et Amsterdam, les TAAF sont des territoires stratégiques en matière d’observation météorologique, compte-tenu de leur position géographique.
L’implantation de stations météorologiques et la collecte des données qu’elles rendent possible dans ces territoires, revêtent une importance aussi bien dans les prévisions météorologiques à court terme que dans l’étude de l’évolution du climat.
Les stations de Météo-France installées dans les TAAF sont partie intégrante d’un réseau international qui participe, depuis le lendemain de la deuxième guerre mondiale et la création de l’Organisation Météorologique Mondiale, à une veille météorologique planétaire.
Les données relevées permettent d’établir des prévisions pour assurer la sécurité de la navigation maritime et aérienne dans l’océan Indien (pour les stations des Éparses et des Terres Australes).
L’enregistrement de données, depuis 1950 à Amsterdam et Kerguelen, et depuis 1961 à Crozet, permet, en outre, un suivi de l’évolution du climat.
En terre Adélie, il s’agit de la seule station météorologique dans un rayon de 1 000 km ; les données pour le réseau mondial et l’étude du climat y sont donc particulièrement précieuses. De plus, les prévisions sont très utiles à échelle locale pour sécuriser les activités hors base et assister, lors des rotations logistiques, la navigation de L’Astrolabe, navire ravitailleur des TAAF, armé par la Marine Nationale.
Dans les Éparses, la France décide en 1949 d’implanter des stations météorologiques sur ces îles placées stratégiquement sur la trajectoire des cyclones tropicaux du Sud-Ouest de l’océan Indien. Les premières installations de stations météorologiques remontent à 1949 à Europa, 1953 à Juan de Nova, 1954 à Tromelin et 1955 aux Glorieuses.


