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Les pratiques de la police mauricienne

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 8 septembre 2011 à 09H50

Pour votre information, veuillez trouver en pièce jointe l’article de votre confrère mauricien Jean Claude Aantoine dans "Le Mauricien" du 4 sept 2011 :
http://www.lemauricien.com/blog/deux-poids-et-plusieurs-mesures
dont voici un extrait :

Premier cas un journal publie ou une radio diffuse une information que quelqu’un - aux Casernes Centrales ou au Bureau du Premier ministre – juge fausse ou diffamatoire. La police réagit sur le champ : des policiers vont chercher les responsables et les journalistes concernés, on les emmène aux Casernes Centrales pour un interrogatoire. Ils sont ensuite traduits en cour où ils sont provisoirement accusé de diffusion de fausses nouvelles. Sept journalistes ont subi ce sort depuis l’année dernière sous des prétextes divers et variés allant de la diffusion de fausses nouvelles sur le fonctionnement de la police à l’état de santé du Premier ministre. Tous ces journalistes, arrêtés comme dans un feuilleton télévisé, ont été relaxés la police abandonnant les poursuites. Ou pour être plus précis : la police s’est retrouvé dans l’incapacité de justifier ses accusations provisoires. L’année dernière la police se lança dans une autre opération médiatique en arrêtant l’ancien ministre des Finances accusé, toujours provisoirement, d’avoir insulté un syndicaliste au téléphone. Comme dans le cas des journalistes la police fut contrainte de rayer les charges provisoires contre Rama Sithanen. Elle aura a rendre compte de cette arrestation médiatique dans la procès que lui intente l’ancien ministre des Finances.

Dans certains cas de diffamation allégué la police se précipite, dans d’autres, nous allons y revenir, elle prend son temps. Dans un autre cas elle a fait tout à fois de la précipitation et du ralenti. Il s’agit de l’affaire de la journaliste réunionnaise travaillant à Maurice Catherine Boudet. En avril de cette année, elle est interpellé, semble t-il sur la base d’une déposition faite par un ressortissant français quittant Maurice, pour diffamation. Après son interrogatoire elle est envoyée en prison où elle passe une nuit avant d’être traduit devant un tribunal sous une accusation provisoire. Le passeport de la journaliste est saisi, son employeur profite de l’occasion pour la licencier et son permis de travail est annulé. Cinq mois après Catherine Boudet, bloquée à Maurice et dans l’incapacité de travailler, attend toujours que la CCID ait bouclé son enquête pour savoir de quoi elle est accusée. On se demande si, comme les précédentes, cette accusation provisoire ne sera pas rayée par la police, trop pressée d’augmenter son quota d’arrestation. Arrivons en à l’interpellation de Paul Bérenger, affaire qui semble avoir bénéficié de plusieurs poids et autant de mesures par la police.

En complément, un extrait d’un article du journal lexpress.mu » du 6 sept 2011:

http://www.lexpress.mu/services/archivenews-28540-a-quel-point-un-site-doit-il-proteger-l-anonymat-du-blogueur.html

C’est une descente de la police qui a réveillé un débat sur l’anonymat du blogeur s’exprimant sur Internet. L’administrateur d’un site d’information doit-il demander à tout bloggeur de lui révéler son identité ? Dans quelle mesure à tout prix préserver l’anonymat du blogueur ?
Dans quel cas doit-il révéler cette identité ? Doit-il connaître lui-même l’identité de tous les internautes ? Ces questions secouent la rédaction de lexpress.mu depuis une visite dans ses locaux, la semaine passée, d’officiers de la Cybercrime Unit et de l’IT Unit.
Munis d’un ordre du juge Matadeen (voir hors-texte), des officiers de police ont réclamé l’accès au serveur informatique du site afin de retracer la provenance d’un commentaire d’un internaute paru le 25 août dernier. Il s’agit d’une critique contre l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) sur l’affaire Peermamode. Pour des raisons techniques,"La Sentinelle", propriétaire du site, a indiqué dans une déposition ne pas pouvoir accéder à cette demande. Une décision sera prise aujourd’hui

Sincères dsalutations.

 

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