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Les élus locaux sensibilisés sur les réponses aux violences qu'ils subissent

Le préfet Jérôme Filippini a présenté ce mardi après-midi le Plan national de prévention contre les violences faites aux élus, qui entend protéger aussi les agents publics placés sous leur responsabilité.
Ecrit par Thierry Lauret – le mardi 30 janvier 2024 à 17H31
Richard Nirlo, maire de Sainte-Mairie. (Photo Alexandre Robert)

Les agressions verbales font presque partie du quotidien des élus, qui, le plus souvent, s'en accommodent en se disant que les insultes font partie de ce fameux contrat moral qu'ils ont signé avec la population.

Mais l'incendie perpétré contre le domicile du maire d'une petite commune de l'Hexagone a changé la donne. De nombreux élus s'inquiètent désormais de la multiplication des situations de violences auxquelles ils ne sont pas forcément prêts à faire face.

« Jusqu'à présent, on avait tendance aussi à passer sur beaucoup de choses, en se disant que ce n'était pas grave. On est conscient qu'on doit prolonger avant tout le dialogue social, c'est ce que nous faisons en tant que maire, mais il y a des moments où on ne peut pas avoir des réponses positives à tout », souligne Richard Nirlo.

Le maire de Sainte-Marie a pris soin d'assister ce mardi après-midi à la présentation faite par le préfet Jérôme Filippini du Plan national de prévention contre les violences faites aux élus. Si la grande majorité de nos élus ont choisi de se faire représenter par des administratifs, certains d'entre eux ont tout de même fait le déplacement : c'est le cas, outre Richard Nirlo, des maires Eric Ferrère, Jacques Técher et Patrice Selly, des députées Karine Lebon et Emeline K/Bidi, de la suppléante de Perceval Gaillard, Geneviève Payet, ou encore de Jean-Pierre Chabriat (Région) et de Gilles Hubert (Département).

« Aujourd'hui, on est dans un climat de violence qui n'arrête pas de monter, il faut quand même réagir à tout ça, parce qu'à force de laisser faire, après, ce sera trop tard. C'est une manière de sécuriser aussi les agents qui sont exposés quotidiennement, des personnes qui ont des responsabilités énormes », appuie Richard Nirlo, qui rappelle la formule consacrée selon laquelle « le maire est à portée de gifle ».

Le premier magistrat de Sainte-Marie relève que les violences se perpétuent aussi sur les réseaux sociaux et sur internet en général, où les cyberattaques demeurent difficiles à contrecarrer. En présence du procureur de Saint-Pierre ou du directeur régional de la police nationale, le préfet a assuré ce mardi aux élus et aux agents qu'ils disposeront d'outils spécifiques leur permettant d'alerter rapidement les forces de sécurité en cas d'agression.

« L'État propose aussi aux élus d'assister à des formations pour leur permettre d'apprendre à gérer des situations de tension », se félicite Richard Nirlo, en assurant de la volonté de l'État de sanctionner les auteurs de violences.

Etiquettes : Richard Nirlo | Violences

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