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Les Chroniques de Tonton Jules #179

Ecrit par Jules Bénard – le jeudi 24 juillet 2025 à 16H44

Découvrez la nouvelle chronique de Jules Bénard.

Le temps des vavangues

J’avais pensé au « Temps des cerises », fameuse chanson des Communards de 1870, mais c’est une si belle chanson et les cerises sont si bonnes… Alors que les vavangues font partie des fruits les plus désespérants de la planète, consistance de cuir bouilli, saveur douceâtre écoeurante ; juste bon à faire des toupies. Un peu à l’image de cette époque, désespérante, mortelle, l’insigne d’une terre en voie de dislocation totale.

Alors, on abandonne l’Ukraine ???

Lorsque l’invasion russe a commencé, la (presque) planète entière était aux côtés du président Zelinsky et il n’y en avait que pour ce conflit dans  tous les bulletins d’information. Aussi bien pour soutenir l’Ukraine que pour vilipender l’ogre russe. Aujourd’hui, trois ans après le début du conflit prévu pour durer trois semaines par Vladimir Zéro, l’opinion publique internationale semble s’être lassée pour reporter son attention sur d’autres conflits plus passionnants, la destruction de Gaza, le bombardement des sites nucléaires d’un ayatollah plus fou que nature. Sinon les palinodies d’un président Yankee qui se croit, lui aussi, investi par Dieu pour asséner la bonne parole au genre humain.

Notez que ce déplacement du centre d’intérêt de nos angoisses se comprend largement : entre le fou de Washington, celui de Moscou, l’autre bibendum cinglé de Pyong Yang, l’ultranationaliste dégénéré de Delhi, le fou-de-Dieu de Téhéran ou le mors-moi-l’noeud du Budapest (j’en passe et des plus saumâtres), on se demande d’où viendra le premier flash final. De quoi en perdre l’appétit et le sommeil avec !

Et vivent les pesticides !

Interdit depuis belle lurette, ce pesticide est appelé « tueur d’abeilles », c’est tout dire concernant sa dangerosité. Il extermine les abeilles sans rémission or, les scientifiques ont mille fois expliqué ce qui se passerait si les abeilles et tous les insectes disparaissaient : leur extinction signifierait immanquablement celle du genre humain ! Rappelons pour mémoire qu’il y a, en gros, 250 millions d’insectes par habitant. Nous ne pouvons pas nous autoriser une telle faute. Qui plus est, malgré les pseudo consignes d’utilisation (éloignement des habitations, des écoles etc.), le vent se fout de ces consignes et transporte cette saloperie où il veut : ce produit est également nocif pour l’être humain.

Et voilà que la macronie active réautorise son utilisation dans notre monde agricole !

Pour satisfaire quel lobby ? Car c’est de ça qu’il s’agit : ne surtout pas déplaire aux puissances d’argent, aux lobbies agricoles surpuissants, aux multinationales agricoles.

Et l’humain ? Celui-là, il peut bien crever la gueule ouverte. Dieu reconnaîtra les siens.

Les gaz à effet de serre

C’est reparti à la hausse, les amis !

Depuis deux ans, on avait pu assister à une baisse effective des émissions de gaz à effet de serre. On se disait déjà : tiens, l’homme n’est peut-être pas si bête. Ben tiens, tu te la prends et tu te la mors ! Les émissions sont reparties à la hausse, ce qui n’a rien pour surprendre quand on admet l’immense irresponsabilité de nos gouvernants, toutes options politiques confondues. Ce qui compte, c’est de faire du pognon ; de plus en plus et toujours plus vite. La planète ? Bof ! N’a qu’à se démmerder comme elle veut !

Grève des contrôleurs aériens : qu’on les fusille !

Les contrôleurs aériens se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail et de salaire. Tout ce qu’on a entendu en fait de commentaires chez nos personnels politiques, ce sont les millions perdus par les compagnies aériennes ! Pas un mot concernant la justesse pertinente des réclamations de nos contrôleurs. Il s’agit pourtant de l’un des métiers à risques les plus exposés du monde. Les contrôleurs ont en charge, chaque jour, la sauvegarde de millions de passagers aériens. Une responsabilité qui pèse une tonne et fait que nombre d’entre eux ne vont pas au bout de leur mission : beaucoup font autre chose, beaucoup se flinguent, écrasés par leur charge. Voilà que maintenant on songe à les faire pointer le matin à leur arrivée au turbin. Alors que tous, c’est connu, arrivent plutôt en avance pour se mettre au courant de la situation en plein ciel car ces gens-là ont une conscience professionnelle rivée à leur âme !

Plutôt que de stigmatiser leur mouvement de grève, on devrait leur dresser un piédestal. Est-ce qu’on ne va pas aussi leur demander de rembourser de leur poche les pertes des compagnies ?

Etiquettes : Jules Bénard

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