[L'édito de Pierrot Dupuy] Pleurnicher devant les caméras, c’est de famille chez les Robert !

Je comprends mieux d’où vient la propension de Thierry Robert à pleurnicher aussi souvent devant les caméras. J’ai maintenant la réponse : ça tient de famille.
On a assisté hier matin à un grand moment journalistique : la maman de Thierry Robert se plaignant devant les journalistes qu’un grand méchant, en l’occurrence Jacques Tillier, ose faire du mal à son gentils fifils Thierry...
J’avoue en être resté bouche bée. J’avais du mal à le croire tellement c’était énorme !
Du coup, je suis retourné lire ce qu’avait écrit Jacques Tillier dans son édito de samedi dernier, qui avait provoqué la colère indignée de maman. Je cite Jacques Tillier : "Sachant que son petit frère Jean Pierrick, domicilié toujours chez ses parents, n’a payé que 9.907 euros d’impôt en 2018, qu’il a un retard de 7.600 euros sur son IR de 2017, sur la taxe foncière et sur la taxe d’habitation de 2017, que le papa et la maman ne payent pas grand-chose comme impôt à l’exception d’une dette de 672 euros sur la taxe d’habitation 2016, que ses enfants ne sont pas imposables"...
Jusque-là, je ne relève rien de choquant. Et je me dis qu’il doit y avoir un autre passage plus scandaleux, plus outrancier, pour justifier qu’un ancien député n’humilie sa propre maman en la poussant à aller se ridiculiser devant les caméras.
Mais j’ai beau chercher, je ne trouve rien. C’est le seul passage où la maman est évoquée, et encore sans la citer !
Il n’y a donc aucune diffamation dans les propos de Jacques Tillier. D’autant que le peu qu’il a affirmé, à savoir que les parents de Thierry Robert devaient 672 euros au fisc, n’a rien de diffamant et peut facilement être prouvé.
Il faut donc chercher ailleurs. Une autre explication aurait pu être que Jacques Tillier aurait harcelé les parents de Thierry Robert, gratuitement. Or, ce n’est même pas le cas. Outre le fait que, de mémoire, c’est une des rares fois où il parle d’eux, qu’il les cite en l’occurrence, est parfaitement justifié.
Il cherchait en effet simplement à comprendre comment quelqu’un qui déclarait il y a quelques années toucher 90.000 euros par mois et qui payait 135.000€ d’impôts sur le revenu en 2012, avait pu organiser son insolvabilité et ne plus payer que 1.449€ d’impôts en 2018. Et s’il est allé chercher combien déclaraient ses parents, c’est uniquement parce que c’est Thierry Robert lui-même qui a expliqué qu’il avait fait don de ses actions dans ses différentes sociétés à son papa, à son frère et à ses enfants.
Or, comme le démontre très bien Jacques Tillier, si les impôts payés par Thierry Robert ont fondu comme neige au soleil, ceux de ses parents et de son frère n’ont eux, curieusement pas augmenté ! D’où sa question : « Où est passé le pognon ? »
Mais ce qui choque Mme Chantale Robert, c’est comment le JIR a bien pu se procurer ces renseignements ? Bin, en allant les demander aux impôts, madame ! Tout simplement. Il faut en effet savoir que n’importe qui peut obtenir certains renseignements auprès du fisc, et notamment le montant de votre impôt sur le revenu. Seule contrainte : les chiffres obtenus ne peuvent normalement pas être publiés. Mais comment faire son travail de journaliste et démonter le montage mis en place par Thierry Robert pour soustraire 135.000€ au fisc quand même, sans publier ce que payent ses parents et son frère, qui sont censés avoir hérité de ses sociétés ?
Et d’ailleurs, Jacques Tillier n’a pas divulgué le montant des impôts payés par les parents Robert, mais le montant d'une dette qu'ils ont envers le fisc. Ce qui n’est pas la même chose.
Autant dire que Jacques Tillier peut dormir sur ses deux oreilles...
Quant à Mme Robert, au lieu d'aller pleurnicher devant les caméras et d'avouer en direct qu'elle passe son temps à prier le Don Dieu pour ses deux fils, peut-être qu'elle ferait mieux de s'interroger sur sa propre responsabilité de mère. De se demander par exemple si elle a bien tout fait pour éduquer correctement son garnement de fils, si elle lui a bien appris les préceptes de la Bible, puisqu'elle croit en Dieu, qui dit bien entre autres qu'il ne faut pas voler son prochain. Or, voler le fisc, c'est aussi voler son prochain..


