LED dans les champs : la FDSEA alerte sur des effets « négatifs » et appelle à réorienter les financements

Après les investissements massifs pour illuminer certains champs agricoles à La Réunion, la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricole (FDSEA) dénonce des nuisances environnementales, des risques accrus de vols et appelle à utiliser les fonds publics différemment.
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Après l’installation scandaleuse de centaines de lumières LED solaires dans différentes zones agricoles de l’île, la FDSEA prend publiquement position. Dans un communiqué diffusé ce vendredi, le syndicat agricole exprime son inquiétude face à des dispositifs présentés comme écologiques, mais qui, selon lui, génèrent surtout des problèmes sur le terrain.
La première critique porte sur la pollution lumineuse. Pour la FDSEA, l’éclairage nocturne perturbe profondément les insectes, les pollinisateurs, les oiseaux et plus largement l’ensemble de la faune locale. Les agriculteurs craignent un déséquilibre biologique qui pourrait affecter les rendements, rappelant que l’obscurité fait partie intégrante du fonctionnement naturel des agroécosystèmes.
Le syndicat pointe également une recrudescence des actes de malveillance : la visibilité accrue des parcelles favoriserait les intrusions, les vols de matériel et même des dégradations ciblant les dispositifs lumineux eux-mêmes.
Réorienter rapidement les fonds publics
Selon la FDSEA, ces installations attirent aussi des nuisibles et provoquent des comportements anormaux chez certaines espèces, notamment les oiseaux migrateurs ou nocturnes, dont l’orientation est perturbée. Autre difficulté soulevée : l’absence de filière de recyclage pour ces LED solaires, qui constituent de nouveaux déchets électroniques dont la gestion retombe sur les agriculteurs.
Face à ce constat, le syndicat plaide pour une réorientation des investissements. Il propose de financer plutôt du matériel agricole solaire réellement utile — pompes, systèmes d’irrigation, outillage autonome — ou encore de soutenir la mise en place de mini-centrales photovoltaïques pour renforcer l’autonomie énergétique des exploitations. Il appelle aussi à privilégier des technologies éprouvées et adaptées aux réalités du terrain.
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Le syndicat demande donc une réévaluation des dispositifs et une réorientation rapide des fonds publics vers des solutions efficaces, durables et mieux alignées avec les besoins agricoles.


