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Le syndicat des policiers municipaux apporte son soutien au brigadier

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 11 février 2011 à 17H05

 


L'Union syndicale professionnelle des policiers municipaux fait savoir cet après-midi qu'elle apporte son soutien au brigadier chef Jean Bernard Hoarau dont le conflit avec la mairie de Saint-Denis est relatée dans un [précédent article]url:http://www.zinfos974.com/La-mairie-de-St-Denis-devant-la-justice-contre-son-propre-brigadier-de-police_a25656.html . Jean-Louis Del Pistoia, le directeur national de la communication de l'USPPM, a pris connaissance, comme l'ensemble de ses collègues, de l'affaire opposant la mairie de Saint-Denis et l'un de ses employés à la police municipale, le brigadier Jean Bernard Hoarau.

"L'affaire révélée dans la presse a suscité un grand intérêt chez les policiers municipaux", dit pour commencer le syndicaliste. "Notre première réaction est de constater qu'il y a un nombre considérable d'erreurs commises à l'encontre de notre collègue. Il est question de harcèlement moral. Pourtant, il a fait son travail. Nous ne pouvons que le soutenir", poursuit-il.

Mais le syndicaliste veut élargir le cas de cet agent de police de la mairie de Saint-Denis à celui de tous les policiers municipaux de l'île, voire de France. "Nous déplorons ce genre de situation car malgré le fait que nous dépendons directement de l'autorité du maire, nous faisons tous le même boulot avec le même uniforme. La libre administration des collectivités territoriales donne un grand pouvoir aux maires. C'est lui qui a le pouvoir décisionnaire. Parfois ça passe, parfois ça ne passe pas. Il a en quelque sorte droit de vie ou de mort professionnelle sur ses agents".

Une action en soutien à leur collègue

Jean-Louis Del Pistoia ne peut que regretter le silence des maires lorsque leurs agents se font agresser. Une réalité qu'il a vécue lors d'une menace subie par l'un de ses collègues par un commerçant de Saint-André, ville où il travaille. "Le maire n'avait rien dit pour préserver la paix sociale".

"La conclusion est simple : soit le policier municipal s'adapte au maire, soit on lui propose de le muter dans une autre ville. Mais là-aussi, les maires peuvent changer à chaque élection", regrette-t-il.

"Je ne peux pas me prononcer sur le fond de l'affaire concernant notre collègue mais de nombreux policiers municipaux de toute l'île (je précise) nous font part de leur souhait de monter un comité de soutien ou un mouvement de contestation quelconque à l'égard de notre collègue. Nous y réfléchissons", conclut-il.

 

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