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Le Snalc dresse un premier bilan de la rentrée

Après la rentrée et la visite de Gabriel Attal, l’heure est au bilan pour le syndicat Snalc. Si quelques avancées sont à noter, le tableau positif dressé par le nouveau ministre de l’Education nationale est à nuancer.
Ecrit par Maxime Bonnet – le vendredi 1 septembre 2023 à 15H27

Quel bilan dresser de cette première quinzaine de classe ? C’est l’objet de cette réunion des enseignants membres du Snalc Réunion ce vendredi. Si l’objet de cette rencontre portait également sur les futures élections au sein des conseils d’administration des établissements, l’actualité a également été évoquée, notamment la récente visite de Gabriel Attal.

Nous notons quelques avancées, mais nous restons inquiets sur les autres sujets que nous défendons. Pour le positif, on peut se féliciter du report des dates du bac. Le faire en mars était une aberration. La baisse du nombre de textes à connaître pour le bac de Français est également à la baisse, ce que nous saluons”, souligne Jérôme Motet, vice-président du syndicat.

Cependant, l’organisation reste critique sur beaucoup d’autres sujets. “Nous n’avons toujours pas de solution de remplacement pérenne. Nous avons demandé le retour des cinq zones, au lieu des deux actuelles, et la recréation des postes de remplaçants titulaires. Le fait que les élèves puissent toujours voir leurs notes du bac sur Parcours Sup ne nous semble toujours pas une bonne idée, car cela encourage les élèves à calculer leur moyenne. Enfin, nous restons toujours très déçus de cette fausse annonce concernant la hausse de la rémunération des enseignants”, s’agace Jérôme Motet.

Il manque au moins un collège et un lycée dans le Sud

Concernant la rentrée du 16 août dernier, le syndicat reste dubitatif devant un “slogan démagogue avec ceun adulte devant tous les élèves’. On craint une qualité médiocre des cours offerts aux élèves. On continue de saigner les effectifs, notamment dans le secondaire, avec encore 18 postes en moins cette année. Les contractuels ou les enseignants stagiaires doivent parfois traverser l’île. Enfin, il n’y a aucune prise en compte de la préparation des cours. La pédagogie ne s’improvise pas”, poursuit le syndicaliste.

Autre point noir pour l’organisation, le vieillissement du bâti scolaire et des établissements encore trop surchargés. “On est aux alentours de 400 élèves dans un collège de l’Hexagone, mais ici c’est presque 800 élèves. Pourquoi ne sommes-nous pas traités comme un territoire de métropole ? Il manque clairement un collège et un lycée dans le Sud, notamment au Tampon qui a une démographie dynamique. Un nouvel établissement au 17e nous semble indispensable. De plus, l'annonce de la création d’un lycée des métiers du tourisme dans l’Est est une erreur et en plus ces élèves devront ensuite faire des stages. Or, la majorité de l’activité touristique se situe dans l’Ouest et le Sud. On va quand même pas demander à des lycéens de traverser l’île pour un stage”, fustige le syndicaliste.
Si un effort est noté sur le nombre d’AESH disponible et sur leur titularisation, “on doit se focaliser sur la qualité, non pas l’optimisation des postes. Cela ne changera rien au fait qu’on doit créer de nouvelles Ulis. L’inclusion à marche forcée ne marche pas, et les premiers à payer les conséquences sont ces élèves à besoins particuliers”, conclut Jérôme Motet.

Une rentrée donc bien en demi-teinte, qui laisse penser au Snalc que l’année qui commence sera loin d’être de tout repos pour le monde de l’éducation.

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