Le Service Républicain
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Une des erreurs du Président Chirac fut l’arrêt lors de sa dernière mandature du service militaire.
Non pas sur la forme, car une armée de métier est plus efficace, mais sur le fond et la cohésion du pays.
À toute cassure d’un système obsolète, il faut faire en contrepartie état d’une contre-proposition.
Le fait de faire réunir, à l’âge de 20 ans, des jeunes du pays sans tenir compte de leur condition sociale, est un ciment pour notre République, qui, trop souvent, est bafouée dans son fonctionnement (nous en avons régulièrement des illustrations locales, avec la mise en place de féodalité politique à usage familial).
Pour éviter ces écueils, un réveil Républicain est salutaire.
L’instauration obligatoire d’un service civique, dans lequel les jeunes seraient confrontés à la discipline, à des rites de passage que représentent les parcours du combattant, les classes et l’esprit de corps qui peuvent s’en dégager, seraient salutaire au pays avec en prime les formations des métiers qui pourraient se faire et permettre une lutte plus efficace contre l’illettrisme.
Ce service Républicain aurait un caractère profondément social, au service des personnes âgées, des handicapés, des sans abris pour la bonne tenue écologique de nos forêts, de nos campagnes.
Il permettrait la réinstauration de l’instruction civique, le dépassement et l’amour que nous portons à notre patrie, dans le cadre de l’amitié entre les peuples.
Il donnerait la possibilité d’effectuer et d’amplifier l’action humanitaire dans le Sahel ou dans les régions à risque…
Cela permettrait aussi un apprentissage à la disposition de nos jeunes qui en sortiraient grandis.
Ce service républicain n’est pas une utopie. Grâce à lui, nous pourrions sortir en partie de la crise morale, économique et sociale dans laquelle nous nous sommes empêtrés.
Le réveil des institutions, dans le respect de l’individu, au service de la République, serait du meilleur effet, sachant que le service Républicain permettrait l’éclosion d’un sentiment d’appartenance collective qui nous serait salutaire.
Christian Vittori


