Le Saiper manifeste contre les agressions envers les enseignants

Le Saiper (Syndicat alternatif des instituteurs et des professeurs des écoles de La Réunion) a manifesté devant le rectorat hier afin de dénoncer les agressions conte les enseignants. Stéphane Checkouri, secrétaire général du Saiper, déplore le manque de réactivité de l'académie face aux violences verbales et physiques de la part de parents dont seraient victimes les enseignants à longueur d'année. "On ne compte même plus les insultes car c'est devenu une habitude", affirme-t-il.
C'est une troisième agression en quelques jours qui les aurait poussé à bout. C'est à l'établissement Paul-Salomon, à Saint-Louis, qu'un parent aurait roulé sur le pied d'un enseignante dans le parking de l'école après que cette dernière lui ait dit que les places étaient réservées au personnel. "Agressions verbales, insultes, menaces de mort, agressions physiques... beaucoup d'incidents ne sont pas remontés car les enseignants sont tellement choqués qu'ils n'en parlent pas", explique Stéphane Checkouri.
Un enseignant qui hausse le ton, deux enfants qui se bagarrent ou encore des mensonges de certains enfants seraient à l'origine du mécontentement de certains parents.
"La police ou la gendarmerie nous renvoie ailleurs et le processus est long, ils ne nous encouragent vraiment pas, ajoute-t-il. Je comprends que ce ne soit pas prudent de judiciariser l'école mais on n'est pas protégés". Il déplore le fait que les enseignants soient "catalogués" et que les parents se disent que "les fonctionnaires sont payés pour ça".
Le Saiper veut donc "obliger l'institution à être plus concernée par ce qui se passe pour ne pas que ça devienne la norme".
D'autres démarches administratives sont prévues auprès du rectorat. "Nous voulons aussi une table ronde avec tous les acteurs éducatifs", insiste-t-il.


