Revenir à la rubrique : Faits divers

Le Port : Leurs bateaux pillés pendant qu'ils tentent de contrôler le voilier fou

Ecrit par Ludovic Grondin – le vendredi 11 janvier 2013 à 17H11

Le voilier Ounafassi, saisi dans le cadre d'une enquête pour trafic de stupéfiants en octobre 2012, a engendré de nombreux dégâts dans le port de plaisance du Port. Selon les versions, ce dernier a été soit mal amarré ou aurait subi un acte de malveillance lors de l'alerte rouge. Conséquence : le bateau ivre est allé percuter sept autres embarcations dans la darse. Benjamin, un plaisancier qui a assisté à toute la scène, veut mettre les gendarmes maritimes devant leurs responsabilités.

"Je suis le seul et unique témoin à avoir vu la gendarmerie maritime amarrer le bateau (le ounafassi, ndlr). Je suis marin avant tout. Mon bateau n'a pas chapé parce que moi je sais faire un noeud de chaise et je sais amarrer un bateau", ironise-t-il. Il poursuit : "ça m'est jamais arrivé qu'un bateau me quitte parce que j'ai une responsabilité de marin avant tout. Quand je les ai vus amarrer ce bateau avec les bouts en polypropylène cuits depuis 10 ans... déjà je considère que c'est du matériel qui n'a rien à faire à bord d'un bateau, mais en plus d'avoir occulté le fait que les bouts étaient pourris, c'est une responsabilité de marin avant tout, plus que de gendarme. A eux revient la cause tout simplement".

Lors de l'alerte rouge, le plaisancier et réparateur de bateaux dit avoir "plongé à trois reprises" pour tenter de contrôler le Ounafassi. Il a été, comme d'autres propriétaires du port, mal récompensé. "Pendant ce temps-là, on a quand même trouvé le moyen de se faire voler à bord des bateaux du ponton "I", peste-t-il. Des voleurs qui profitent de l'alerte rouge pour faire leur course : pas une première en soit sur les ports de plaisance si bien que nombre de marins préfèrent rester à bord malgré les consignes cycloniques.

"La gendarmerie aurait fait son boulot dès le début, je pense que tout le monde aurait été en poste chez soi et on n'aurait pas eu ces répercussions, explique-t-il. Moi, ce que je souhaite, c'est qu'on dise la vérité et que tout le monde retrouve son bateau en bon état. Maintenant, c'est toujours facile de charger la CCI, faut pas déconner. Dans la marine c'est très clair, la responsabilité revient à la dernière personne à avoir amarré le bateau". Il revient cependant aux autorités de trancher si la responsabilité incombe aux gendarmes et ou au propriétaire du voilier incontrôlable. Une vraie bataille d'assurances en vue.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :