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Le gourou de "La Sainte famille" bientôt fixé sur son avenir

L'affaire du gourou du Tampon connaîtra son épilogue ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre. Soupçonné d'attouchements sexuels sur une dizaine de fidèles ayant appartenu au groupe de prière "La Sainte famille", le "guérisseur" Louis Vitry risque cinq ans de prison ferme et une inscription au Registre national des délinquants sexuels.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 8 décembre 2010 à 12H30

Journée décisive ce jeudi au tribunal correctionnel de Saint-Pierre où le leader du groupe de prière "La Sainte famille", Louis Vitry, sera fixé sur son avenir. Un avenir suspendu à la décision du parquet qui devra prendre en compte les plaidoiries de la partie civile et de la défense du prévenu ainsi que le réquisitoire du substitut du procureur.

Réparations, prison ferme ou relaxe ?

Si l'avocat de la défense Georges-André Hoarau avait plaidé la relaxe de son client, évoquant des "méthodes inquisitoriales", les membres de la partie civile, représentée par Me Stéphanie Saint-Bertin, Me Sylvie Ferrante, Me Amel Khlifi-Ethève et Me Mickaël Nativel, avait tous demandé une réparation financière en direction des victimes, en partie mineures au moment des faits. Quant au substitut du procureur, Olivier Giraudet, celui là même qui avait évoqué le "remugle nauséabond" relatif au mélange des genres entre justice et religion, il avait requis une peine d'emprisonnement ferme de cinq ans ainsi qu'une inscription au Registre national des délinquants sexuels.

Il faut, effectivement, remonter au mois d'octobre 2008 pour voir l'évêque de la Réunion, Mgr Gilbert Aubry, révéler une affaire d'attouchements sexuels après que ce dernier ait reçu les parents et les victimes concernées. Dans le viseur des enquêteurs, un certain Louis Vitry maçon à la retraite d'une cinquantaine d'année et gourou de "La Sainte famille", un groupe de prière pourtant non-reconnu par l'Eglise catholique réunionnaise. Résultat, l'homme avait été placé en détention provisoire durant quatre mois avant d'être libéré et placé sous contrôle judiciaire. Ce qui avait mené le bâtonnier Georges-André Hoarau à requérir, le 19 novembre dernier, une peine équivalente à cette période de détention.

Reste qu'il faudra attendre ce jeudi pour connaître avec précision le délibéré de cette affaire dont les faits remontent entre 2003 et 2008. Un délibéré très attendu, autant par les familles et proches des victimes exclusivement féminines, et les soutiens visiblement indéfectibles du gourou thaumaturge.

 

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