Le député Jean-Hugues Ratenon condamné à six mois de prison avec sursis pour conduite en état d'ivresse

Mis en cause dans une affaire de conduite en état d'ivresse, le député Jean-Hugues Ratenon comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis le 28 janvier dernier. L'élu de la 5ᵉ circonscription avait clamé son innocence, sa défense plaidant la relaxe. Le tribunal correctionnel vient de rendre sa décision. Le député a été reconnu coupable de tous les faits qui lui sont reprochés, son permis de conduire est suspendu pour une durée de neuf mois.
Le tribunal correctionnel de Saint-Denis a rendu son délibéré ce jeudi. Jean-Hugues Ratenon a été condamné en son absence et celles de ses avocats à six mois de prison avec sursis, 2.000 euros d'amende et 9 mois de suspension de permis. Il devra en outre dédommager la victime de 1.000 euros. Ce à quoi s'ajoute une amende contraventionnelle de 300 euros.
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Le 28 janvier dernier, lors de l'audience, le député avait soutenu que c'était à cause "d'un endormissement précédé d'un malaise" qu'à 1h du matin en juillet dernier, son véhicule s'était soudain arrêté sur la voie de droite de la RN2, tous feux éteints. La conductrice qui arrivait à environ 105 km/h avait percuté le véhicule du parlementaire.
Le député assure qu'il n'avait pas consommé d'alcool
Bien que les procès-verbaux attestent le contraire, Jean-Hugues Ratenon avait assuré au président de l'audience "qu'il n'avait pas consommé d'alcool". Le député avait refusé de se soumettre à un test d'alcoolémie proposé par les gendarmes qui étaient intervenus au centre hospitalier de Bellepierre. Ces derniers avaient décrit un homme "agressif, énervé qui sentait l'alcool".
Fait rare lors d'une audience à juge unique, les militaires avaient été cités à la barre par la procureure de la République afin d'apporter oralement leur témoignage. "Si je ne me souviens de rien, c'est que les scènes décrites par les gendarmes n'ont jamais existé", avait cependant persisté l'Insoumis en jurant la main sur le cœur dans le prétoire de Champ-Fleuri.
Véronique Denizot avait requis une peine de 6 mois de prison avec sursis simple, 1.000 euros d'amende et une suspension de 9 mois du permis de conduire, ainsi qu'une amende contraventionnelle de 300 euros.
Les réquisitions ont été suivies, le député ayant été reconnu coupable de tous les faits reprochés.
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