"J'accuse" : condamné, Jean-Hugues Ratenon assure que le gendarme a "menti"

Le député Jean-Hugues Ratenon a écopé de six mois de prison avec sursis pour conduite en état d'ivresse manifeste. Absent lors du délibéré, le parlementaire s'exprime dans un communiqué où il continue, comme durant l'audience, à remettre en doute la parole du gendarme qui voulait le soumettre à un test d'alcoolémie.
Jean-Hugues Ratenon a été condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Denis à six mois de prison avec sursis, neuf mois de suspension de permis ainsi qu'à des amendes et un dédommagement envers l'automobiliste impliquée dans l'accident qu'il a provoqué. Le député a été reconnu coupable de tous les faits qui lui sont reprochés : conduite en état d'ivresse manifeste, défaut de maîtrise du véhicule et refus de se soumettre à des dépistages d'alcoolémie et de stupéfiants.
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Le parlementaire était absent ce jeudi lorsque le délibéré est tombé. Ses avocats n'avaient pas non plus fait le déplacement. Mais Jean-Hugues Ratenon réagit à sa condamnation dans un communiqué. Il accuse le gendarme présent au moment des faits d'avoir "menti". Une ligne de défense qu'il avait utilisée tout au long de l'audience de son procès le 28 janvier dernier.
Jean-Hugues Ratenon remet en doute la parole du gendarme
Le député de la cinquième circonscription commence son communiqué en commentant le jugement du tribunal. "Il faut remarquer que les peines sont faibles au regard des chefs d’accusation : 9 mois de rétention de permis dans ce genre d’affaire n’existe pas, c’est minimum un an. Cela démontre bien un malaise mais prononcer la relaxe aurait signifié que les gendarmes ont bel et bien menti", avance-t-il.
L'élu revient ensuite sur trois points mis en avant durant le procès. Il assure qu'il n'a jamais fait valoir son immunité parlementaire au moment des faits. Jean-Hugues Ratenon se dit satisfait de voir sa version des faits, sur cette partie de l'histoire, être confirmée "par la voix même de la Procureure de la République".
Pour ce qui est de l'état d'ivresse manifeste, l'accusation principale, Jean-Hugues Ratenon persiste et signe : "Il s'agissait bien d'un malaise". Il accuse alors le gendarme qui, selon lui, "n'a pas hésité à mentir".
Le candidat aux Municipales 2026 à Saint-Benoît revient ensuite sur l'accusation de refus de se soumettre à un dépistage d'alcoolémie. Il affirme que c'est un "cas de parole contre parole".
Jean-Hugues Ratenon déclare qu'il ne se bat pas aujourd'hui que pour lui dans cette affaire : "Combien de Réunionnais ont été inquiétés ou rabaissés sur la simple parole d’un gendarme, sans autre preuve ?", s'interroge-t-il avant de revendiquer sa "force et son honnêteté".
Quelques heures après sa condamnation, Jean-Hugues Ratenon veut se montrer confiant : "Le temps me donnera raison".


