Trois-Bassins : Il provoque cinq fractures à son père pour trois noix de coco

Un Trois-Bassinois a été jugé par le tribunal correctionnel de Saint-Pierre pour des violences commises sur son père, qui va connaître 4 mois d’hospitalisation. Des violences pour une raison totalement futile. Il écope d’une peine de 12 mois de prison avec sursis.
Les choses peuvent dégénérer vite quand les cocos sont durs. En novembre dernier, Maurice* découvre que son fils Loïc* lui a pris trois noix de coco sur son terrain. Si ce n’est pas un vol, le père est surtout agacé du comportement général de son fils de 40 ans, qui vit dans une autre maison sur son terrain.
Il va appeler quatre fois son fils, ce qui va mettre ce dernier en fureur. Il part à la rencontre de son père et le ton monte très vite. Il va pousser violemment l’homme de 75 ans, qui va se fracturer le fémur à 5 endroits.
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Malgré les cris de douleur qu’il interprète comme de la simulation, Loïc ne va pas retomber en pression et va arracher des plantes pour les jeter sur Maurice. Le fils sera interpellé un peu plus tard et le test salivaire réalisé sur lui va s'avérer positif au cannabis, aux amphétamines et à la cocaïne.
Des problèmes avec les stupéfiants
Face aux magistrats, Loïc affirme regretter et explique que c’est la première fois qu’il frappe son père. Des propos confirmés par la famille. Il avoue avoir fumé un joint le matin et avoir pris de la MDMA deux jours avant. En revanche, il nie avoir frappé son père. Il jure que c’est ce dernier qui est venu coller sa tête contre la mienne. « Il a levé sa main. J’ai cru qu’il allait me frapper alors je l’ai poussé ».
En larmes, Maurice livre sa version. « C’est mon fils qui m’a frappé. Ça, je n’arrive pas à l’accepter. Il est adorable, mais quand il prend des produits, il faut trois personnes pour l’arrêter. Je réfute que ce soit moi qui aie attaqué, surtout avec la réputation féroce qu’il a. » Le casier judiciaire contient effectivement quatre condamnations en lien avec les stupéfiants et la violence.
Des excuses qui passent mal
Après avoir souligné qu’il était entièrement entretenu par son père, qui lui avait donné le terrain pour construire sa maison, Me Florence Journiac rappelle « que le problème, ce ne sont pas les trois noix de coco, c’est qu’il ne fasse rien. Qu’il n’appelle même pas pour dire qu’il a pris des noix de coco et ça déborde en furie. Il raconte plusieurs versions qui frisent le ridicule. Il s’excuse des conséquences, mais on ne sait pas pour quels faits. »
Un avis partagé par le procureur, qui pense que le prévenu « s’excuse, mais ce sont des excuses de façade. Il évoque la légitime défense, mais pour qu’il y ait défense, faut qu’il y ait danger. Et là, il n’y avait pas de danger. » Il requiert donc une peine de 18 mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans.
« Deux fortes têtes qui s’affrontent »
« Ce jour-là, il vient pour discuter. Mais quand on a deux cocos durs, ça fait des étincelles. Car c’est la réalité de ce dossier : deux fortes têtes qui s’affrontent. Est-ce qu’il pouvait savoir que ce geste aurait de telles conséquences ? », plaide Me Farid Isse pour la défense.
Finalement, le tribunal le condamne à une peine de 12 mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans et l’interdiction d’entrer en contact avec son père. Les dédommagements seront décidés ultérieurement lors d’un renvoi sur intérêts civils pour lequel il doit laisser 10 000 euros de provisions.


