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"Mon fils, on l'a laissé tomber" : une famille réunionnaise dénonce l'abandon de l'État après huit mois de détention au Costa Rica

Ecrit par Zinfos974 – le dimanche 14 juin 2026 à 15H41

Depuis plus de huit mois, un Réunionnais est détenu au Costa Rica après avoir été accusé de violences conjugales par son épouse. Sa famille assure que le dossier est vide, dénonce de nombreuses atteintes à ses droits et reproche aux autorités françaises leur manque d'implication. Une affaire qui, selon ses proches, tourne aujourd'hui au cauchemar.

À plus de 15.000 kilomètres de La Réunion, une famille vit au rythme des appels d'avocats, des démarches administratives et des audiences repoussées.

Depuis octobre 2025, un Réunionnais, père de famille installé au Costa Rica, est incarcéré après avoir été accusé de violences conjugales par son épouse. Une accusation que ses proches contestent avec force, parlant d'une affaire montée de toutes pièces et d'une succession de dysfonctionnements judiciaires.

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Pour sa mère, qui prend aujourd'hui la parole publiquement, le sentiment est celui d'un abandon. Elle affirme que son fils "a été arrêté sans qu'on lui explique clairement les faits qui lui étaient reprochés, dans une langue qu'il ne maîtrisait pas".

Selon elle, aucune assistance n'aurait été mise en place au moment de son interpellation et il aurait dû faire face, seul, à un système judiciaire étranger. C'est finalement sa famille qui aurait pris l'initiative d'alerter les services consulaires français plusieurs jours après son arrestation.

Impuissance

Les proches assurent avoir multiplié les démarches auprès de l'ambassade et du Quai d'Orsay, sans obtenir, selon eux, le soutien espéré. Ils soulignent que la présence d'un représentant consulaire lors de la dernière audience, mardi 2 juin dernier, n'aurait été obtenue qu'après plusieurs mois d'insistance.

"Nous sommes épuisés. Épuisés de frapper à des portes qui ne s’ouvrent pas, de voir un homme innocent se consumer dans une prison étrangère pendant que sa famille, à des milliers de kilomètres, regarde impuissante, souffle sa mère. Mon fils est en prison sur la base d’une fausse accusation de violences conjugales, montée de toutes pièces par son épouse."

Accusations bancales ?

À l'issue de cette audience, la détention provisoire du Réunionnais a été prolongée de quatre mois supplémentaires. Une décision que la famille dit ne toujours pas comprendre, faute d'"explications détaillées".

Autour du dossier, les dépenses se sont accumulées. Cinq avocats auraient déjà été sollicités, entre la France et le Costa Rica. Tous, affirme la famille, auraient estimé que les "éléments matériels étaient insuffisants pour étayer les accusations".

Les proches évoquent également des frais importants engagés pour assurer la sécurité du détenu au sein de l'établissement pénitentiaire, présenté comme particulièrement difficile. Des dépenses qui ont progressivement épuisé leurs ressources financières.

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À cette bataille judiciaire s'ajoute désormais une inquiétude sanitaire. L'homme souffrirait de bronchites asthmatiques chroniques ainsi que d'une pathologie dégénérative du dos. Sa famille affirme que "plusieurs examens médicaux, dont une IRM prescrite, auraient été reportés à plusieurs reprises".

Une situation qu'elle juge particulièrement préoccupante au regard des conditions de détention.

"Nous demandons simplement que ses droits soient respectés"

Les proches dénoncent également "la destruction" de ses documents d'identité français durant son incarcération. Passeport, carte nationale d'identité et permis de conduire auraient disparu, compliquant encore davantage les perspectives d'un éventuel retour en France. Pour la famille, cet épisode illustre le manque de garanties dont bénéficierait aujourd'hui le détenu.

Face à cette accumulation de difficultés, la mère du Réunionnais lance désormais un appel public aux autorités françaises en réclamant une intervention diplomatique plus ferme, une vérification des conditions dans lesquelles son fils est détenu, ainsi qu'un transfert vers la France afin qu'il puisse, selon elle, bénéficier de soins adaptés et préparer sa défense dans de meilleures conditions.

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"Nous demandons simplement que ses droits soient respectés", plaide-t-elle.

À ce stade, les accusations portées contre le Réunionnais n'ont pas donné lieu à un jugement sur le fond. L'affaire suit son cours devant la justice costaricienne.

De leur côté, les autorités françaises indiquent "suivre la situation de près".

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