Le courage de Franco
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En effet, lors de la campagne électorale de Saint-Paul, il a déclaré qu’il ne faut pas être "obnubilé" par cette seule question, mais prendre en compte d’autres préoccupations comme les besoins de logements, les demandes d'emplois, les exigences de santé, d'éducation, de culture, de développement agricole et de tourisme.Ce sont, d’après lui, les réponses des candidats à ces problèmes qui doivent guider le choix des électeurs.
Antoine Franco dit, en substance, qu’il ne faut pas regarder les problèmes par le petit bout de la lorgnette mais d’élargir le champ de vision même si le "petit bout de la lorgnette" est constitué par une question que certains considèrent comme majeure.
Il faut avoir un certain courage pour revenir sur une position antérieure. Antoine Franco a eu la lucidité de le faire et de le faire savoir. Sans doute sa participation sur le terrain à la campagne électorale l’a conduit à prendre un peu de recul et à avoir une autre perception des choses. Cela lui vaut quelques coups de griffes. Mais l’homme est suffisamment cuirassé pour faire face.
Si le principe énoncé par Franco s’applique à une politique municipale, un programme communal, il va s’en dire qu’il doit aussi présider à notre vision de politiques d’autres envergures : celles qui ont pour échelles le département, la région ou la nation.
Il faut donc mettre à son crédit et à son honneur le fait qu’il reconnaît qu’il ne faut pas être obnubilé par la MCUR et tout relativiser. C’est un principe de vie et d’action qui me conviennent parfaitement. Je tenais à remercier Antoine Franco pour l’avoir compris et pour nous le faire savoir.
Grosses bises
Marie-Andrée Souprayen


