Le CHOR condamné à indemniser un patient 14.000 euros pour un retard de diagnostic du cancer

Après six ans de procédures au tribunal administratif, un patient du CHOR de Saint-Paul est parvenu à obtenir une provision d’indemnisation de 14.000 euros, au titre du retard de près d’un an dont il a été la victime dans le diagnostic d’un cancer.
C’est l’histoire d’un homme confronté à la froide machine de l’administration hospitalière. En 2019, un patient du Centre hospitalier Ouest Réunion (CHOR) atteint d’un cancer fait réaliser par un chirurgien thoracique et vasculaire, avec le concours d’un cardiologue et d‘un radiologue, une expertise médicale contradictoire au sujet de son état de santé.
En 2020, une ordonnance du juge d’appel des référés de Bordeaux établit cette expertise comme parfaitement valable, même si elle n’avait aucun caractère judiciaire. Le constat des médecins est implacable : la responsabilité du CHOR de Saint-Paul est engagée « au titre du retard de diagnostic dont le patient fut victime en 2017 à l’égard de son affection cancéreuse », mais aussi sur « la nature et l’ampleur des préjudices pouvant être constatés en lien avec ce retard de diagnostic ».
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Si le CHOR a fini par admettre sa responsabilité, l’établissement contestait le montant de 16.188 euros d’indemnités réclamées par le patient, l'hôpital minimisant pour sa part le préjudice à 9.150 euros.
Dans une décision en date du 24 mars dernier, le tribunal administratif de La Réunion a considéré que « la juste appréciation de l’indemnité provisionnelle à laquelle le patient peut prétendre » se monte à 14.000 euros, ajoutant une somme de 1.000 euros à verser par le CHOR au titre de la procédure.


