L’avocat de Joé Bédier contre-attaque

"Pourquoi cette conférence de presse? Vous l’avez entendu, des propos calomnieux, inexacts et imprécis, non corroborés de preuves, ont été prononcés. D’abord par les conseils de la défense, puis par les suspects eux-mêmes sur les réseaux sociaux", lance Me Robin Binsard en préambule de sa prise de parole.
L’avocat de Joé Bédier estime "qu’il y a des limites à ne pas franchir, et cette limite-là est celle de la vérité". Selon lui, ces déclarations avaient "pour seul but de salir l’honneur de Joé Bédier".
Me Robin Binsard assure que "le sommet de la calomnie a été atteint hier dans Le Parisien où Ricardo, le principal suspect, est allé raconter que Joé Bédier avait fracassé une chaise sur son dos". Selon lui, aucun élément matériel ne corrobore cette accusation.
Pas d’instrumentalisation de la part de Joé Bédier
Le conseil du maire de Saint-André est ensuite revenu sur les accusations d’instrumentalisation politique de la part de son client. Il commence par le paradoxe de tenir une conférence de presse des avocats de la défense pour dénoncer la médiatisation.
Selon Me Robin Binsard, la médiatisation ne profite pas à Joé Bédier qui n’a pas d’échéance électorale à venir. Par contre, il proclame que "de l’autre côté, on a une émission qui est en perte de vitesse, avec un lancement catastrophique au mois de février. Et il faut dire que le buzz autour de cette affaire a peut-être relancé un petit peu d’intérêt autour de cette émission".
L’avocat a également confirmé que Joé Bédier ne s’exprimera plus dans les médias sur cette affaire.
Un récit "fallacieux et erroné" des avocats des Anges
Me Robin Binsard est revenu sur les critiques faites à Joé Bédier d’avoir engagé un avocat parisien plutôt qu’un avocat de l’île. "On reproche à Bédier d’être anti-zoreils, le lendemain, on lui reproche d’avoir pris un avocat métropolitain", s’étonne la robe noire. Il rappelle que c’est la troisième fois qu’il assure la défense de l’édile et qu’à "chaque fois, la parole de Joé Bédier a eu valeur de vérité judiciaire".
Sur le fond du dossier, l’avocat rappelle qu’il ne s’agit pas d’une bagarre, mais bien d’une agression. Le conseil a ensuite démenti ce qu’il considère comme les cinq contrevérités de la défense.
Les blessures de Joé Bédier
La première contrevérité selon l’avocat concerne le fait que Joé Bédier n’avait reçu aucun coup et avait le visage "parfaitement immaculé". Il certifie que le rapport du CHU et de l’Unité médico-judiciaire contredisent cette version, révélant les stigmates d’une agression. Les membres de la famille du maire de Saint-André bénéficient également de ces rapports médicaux et ont également reçu plusieurs d’ITT.
Les casiers judiciaires
Le deuxième point soulevé par l’avocat de Joe Bédier porte sur les casiers judiciaires des protagonistes. Lors de la conférence de presse de la semaine dernière, Me Laurent Payen, l’avocat de Ricardo, avait assuré que son client n’avait aucun casier judiciaire. Me Binsard a contredit cette affirmation en revenant sur les décisions de justice du Tribunal correctionnel d’Avignon et du tribunal de Tarascon, qui ont condamné la star de la téléréalité. "Cette vérité-là est incontestable" selon l’avocat parisien.
À l’opposé, Me Binsard assure que son client n’a jamais été condamné. "M. Bédier ne connaît aucun point noir, aucune zone d’ombre dans son casier judiciaire et dire l’inverse est un mensonge. Et j’irais même plus loin : dire l’inverse est un délit de diffamation" souligne-t-il.
Le rôle du fils de Joe Bédier
"On nous a présenté le fils de Joé Bédier comme l’auteur des premiers coups. Cette version ne peut pas être crédible. D’abord parce que les porte-parole de cette version se contredisent entre eux" assure l’avocat. Il souligne le fait que les avocats de la défense parlent de coups tandis que Néhuda affirme s’être sentie menacée, sur ses réseaux sociaux.
"Dans la vidéo, on voit que Benjamin (le fils de Joé Bédier) se débat et se défend. Il y a peut-être quelques gestuelles maladroites de défense. Ce sont des gestes de défense, jamais des gestes d’agression. Jamais celui-ci n’a porté le premier coup, il n’a fait que se débattre, se défendre. Défendre des tiers, défendre sa famille. Son père. Sa mère qui était au sol", précise l’avocat de la famille Bédier.
"Dans cette opération-là, on a voulu salir Benjamin Bédier. Parce qu’on a vu que Joé Bédier ne souffrait d’aucune zone d’ombre. Que son récit était clair, étayé, et qu’en fait il n’avait pas de points faibles. Donc on a essayé de trouver un point faible chez le plus jeune, de s’attaquer au plus faible, Benjamin Bédier", déclare l’avocat, qui assure que le fils du maire n’a aucun casier judiciaire.
Les mensonges de Ricardo
Le quatrième point soulevé par le conseil de Joé Bédier porte sur les "mensonges" de Ricardo. Dans une vidéo publiée sur Instagram, ce dernier affirme que le maire de Saint-André l’a frappé dans le dos avec une chaise. "A-t-on trouvé une chaise cassée? Un seul témoin ? A-t-on la preuve d’une seule blessure dans le dos de M. Pinto? On est dans le fantasme le plus absolu" affirme l’avocat.
Incitation à la haine
Me Binsard est revenu sur les accusations d’appel à la haine soi-disant proférés par le maire de Saint-André qui aurait fait venir ses troupes devant l’hôtel puis le commissariat Malartic. "Là aussi je ne pense pas que ce soit sérieux et je ne pense pas que le parquet y souscrira, parce que ça ne semble en rien corroboré. Parce que c’est inexact. Parce que Joé Bédier n’est pas le commandeur d’une armée occulte et qu’il n’a jamais donné d’ordre de violences" assure-t-il. Il rappelle que son client a même appelé à l’apaisement et au calme.
La conclusion de l’enquête devrait être connue prochainement.


