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L'acte impardonnable d'un ex-mari rejugé par la cour d'assises

Tariq Javed, 69 ans, condamné à 30 ans de réclusion pour avoir tenté d'assassiner son ex-compagne en 2017, est rejugé ce matin et jusqu'à lundi. Des faits d'une incroyable violence avaient failli coûter la vie à une dionysienne harcelée puis poignardée au visage avec acharnement devant ses enfants.
Ecrit par Isabelle Serre – le vendredi 6 mai 2022 à 06H00

25 ans de réclusion criminelle avaient été requis lors du premier procès de Tariq Javed, en octobre 2018, accusé de tentative d'assassinat. Le jury populaire avait choisi d'aller plus loin que les réquisitions du ministère public et avait envoyé l'accusé derrière les barreaux pour 30 ans.

Le 1er avril 2017, le sexagénaire avait surgi dans l'appartement de son ex, situé chemin des Serpentines à Bellepierre. Le couple séparé vivait une période d'intenses disputes liées à sa séparation. Alors qu'elle rangeait ses courses en compagnie de leur fils alors âgé de 14 ans, Tariq Javed s'était précipité sur elle, la saisissant par les cheveux. Muni d'une arme blanche, il s'était acharné. 

Une mère de famille qui vit la peur chevillée au corps

La malheureuse ne doit son salut qu'à l'intervention des voisins. Son agresseur s'était enfui à bord d'un véhicule de location. Il avait été retrouvé par la police aux abords du skatepark de Champ Fleuri, un punch à la main. L'enquête avait révélé que ce n'était pas la première fois qu'il s'introduisait au domicile de la victime avec l'intention de la violenter.

De multiples plaintes pour violences conjugales n'avaient rien changé

La mère de famille porte encore aujourd'hui les stigmates des coups qu'elle a reçus, notamment en plein visage. Elle avait ensuite failli finir égorgée. La quadragénaire, constamment menacée de mort, vivait dans la crainte permanente d'être tuée. De multiples plaintes n'y avaient rien changé.

Julienne P. doit la vie à ceux qui sont intervenus pour faire fuir son agresseur ainsi qu'à la proximité de son domicile avec le CHU de Bellepierre qui l'avait prise en charge très vite.

Lors de son premier procès, Tariq Javed avait indiqué ne se souvenir de rien. Au soutien de ses intérêts, son avocat de l'époque, Me Gabriel Odier, avait plaidé la prise de psychotropes au moment des faits. Aucun test sanguin n'avait été effectué afin de confirmer cette information.

Aujourd'hui âgé de 69 ans, l'homme d'origine pakistanaise, que le jury avait interdit de séjour à La Réunion au moment de sa condamnation, est jugé jusqu'à lundi 9 mai. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
 

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